10h du matin à Medyka

Notre correspondante-stagiaire Elsa Woeffler est actuellement en Pologne et elle était à Medyka, poste de frontière entre l’Ukraine et la Pologne. Après 4 semaines de guerre, les mêmes scènes se reproduisent chaque jour.

Au bout de 4 semaines, cette guerre constitue déjà un traumatisme européen. Foto: Elsa Woeffler / EJ / CC-BY-SA 4.0int

(Elsa Woeffler) – Il est 10 h à la frontière de Medyka, en Pologne. Sous un beau soleil, les bénévoles et l’armée polonaise s’activent pour accueillir, au mieux, les réfugiés ukrainiens. Ici, des milliers de citoyens fuyant la guerre, ont transité. Medyka est devenue, en quelques semaines, un des neufs post-frontières les plus importants, devenant ainsi un haut lieu de solidarité.

A la bordure de la frontière, entre l’Ukraine et la Pologne, les réfugiés passent, aidés des bénévoles. Avec eux, un simple caddie rassemblant une vie entière. Le traumatisme de la guerre est palpable, l’ambiance est lourde. Ils ont tout laissé derrière eux, leurs maris, pères, frères, amis, restés pour combattre.

Les visages sont fermés, le désespoir, la détresse, la fatigue se lisent dans leurs yeux. Ils ont parfois passés plus de cinq heures à attendre qu’on leur délivre leurs papiers.

Cependant, une note d’espoir émane du camp de Medyka. Des personnes, parfois venues du monde entier, s’activent afin d’offrir une soupe, une couverture, de l’eau et du soutien psychologique. Une bulle d’entraide, un monde intermédiaire entre la guerre et la vie quotidienne. Le temps est comme suspendu. Quelques bénévoles risquent même un petit sourire, heureux de voir certains réfugiés arrivés sains et saufs.

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