Quand est-ce que je retrouve ma fille ?

On pourrait croire à une théorie de complot. Mais le cas de la Strasbourgeoise Viviane P. montre les dysfonctionnements du « Jugendamt » allemand. Mais actuellement, l’espoir renaît.

Il est inconcevable de séparer autoritairement mère et fille ! Foto: privée

(Par Marc Chaudeur) – Viviane P., mère d’une petite fille et vivant sur le sol allemand, ne savait pas qu’elle allait être prise, après s’être séparée de son compagnon et père de leur fille, dans un sac de nœuds infernal. La législation allemande, en effet, réserve de très désagréables surprises aux couples dont l’enfant est le plus souvent considéré comme ne pouvant bénéficier d’une éducation satisfaisante que sur le sol allemand ! Le Jugendamt, ou « Service de la Jeunesse », semble jouir d’une prérogative absolue en la matière.

Viviane P. est née, vit et travaille à Strasbourg. Le 10 décembre 2013, elle se sépare de son compagnon, lui-même français, qui réside à Kehl. Qui allait garder leur petite fille ? L’avocat de la jeune femme reconnaît la compétence du Tribunal de Kehl, qui décide la garde alternée et l’autorité parentale conjointe. Mais entre fin décembre 2015 et mars 2016, surprise : l’autorité parentale est retirée à Viviane P., ainsi que le droit de visite et d’hébergement ; le père obtient la garde exclusive. Motif : « mésentente entre les parents » … Deux ans plus tard, l’affaire n’est toujours pas réglée.

Avril 2016 : Viviane P. change d’avocat et fait appel ; mais l’appel est rejeté. Le 22 juin, un article dans les Dernières Nouvelles d’Alsace éclaire le public sur ces affaires qui opposent les décisions du Jugendamt et le désir légitime des parents de vivre avec leurs enfants à l’endroit qu’ils choisissent. Mais Viviane P., dépressive à la suite de la « disparition » programmée de sa petite fille, perd son travail un an plus tard, en avril 2017. Heureusement, elle rencontre l’eurodéputé allemand Arne Gericke qui lui propose son aide précieuse et une contribution financière pour pouvoir mener à bien la relance de sa procédure…

Revirement apparent en mai 2017 : une rencontre au Jugendamt de Kehl a pour résultat la conclusion que les droits fondamentaux de la petite fille sont bel et bien bafoués ; un article de la Badische Zeitung appuie cette estimation. Quelques mois plus tard, le 17 janvier 2018, le juge accepte de rendre la garde alternée à Viviane ; un article paraît dans les DNA, le même jour. Un mois plus tard, la jeune femme obtient la garde de sa fille un week-end sur deux et la moitié des vacances.

Problème réglé, alors ? Non, puisque actuellement, Viviane P. attend une nouvelle audience, reste au chômage, et voit venir la fin de l’aide du député Arne Gericke qui lui, avait financé les frais de l’avocat à titre privé. Sa situation reste précaire, donc, et appelle à une solution réelle et urgente.

On reste ainsi stupéfait par le fonctionnement de ces rouages quasi-dictatoriaux qui entraînent la rétention d’enfants sur le sol allemand, même lorsque ces enfants ne sont pas de nationalité allemande, au motif explicitement énoncé qu’il ne peut exister d’éducation digne de ce nom que dans le pays de Goethe, de Schiller, de Rudolf von Diesel et de Justus von Liebig !

Malheureusement, le cas de Viviane P. n’est pas unique ; un nombre important de parents sont en attente de leurs enfants, « kidnappés » par la justice allemande. Le Sonderweg allemand ? On n’y croit tout simplement pas, d’abord ; puis, devant la personnalité des concernés et le nombre de cas, on se rend à l’évidence : il se passe parfois encore des choses ahurissantes, de l’autre côté du Rhin.

Néanmoins et grâce au soutien de différentes personnalités issues du monde politique et des médias, la procédure de Viviane P. a toutes les chances d’aboutir et de devenir une référence en cette matière qui concerne de centaines de cas. Pour pouvoir mener à bien cette procédure, Viviane P. a besoin d’un soutien financier pour couvrir les frais de son avocat. Si vous souhaitez la soutenir dans son combat pour sa fille, merci de nous contacter sous littmann@eurojournalist.eu – on vous mettra en contact avec Viviane P. Merci !

2 Kommentare zu Quand est-ce que je retrouve ma fille ?

  1. Yveline MOEGLEN // 9. März 2018 um 1:37 // Antworten

    Hélas, il n’y a pas qu’en ALLEMAGNE que se pose le problème de garde d’enfants ……….. !!
    à STRASBOURG ,en FRANCE … grâce à des rapports de simples assistantes sociales , une mère peut se voir retirer l’autorité parentale de ses enfants !!

  2. Mon fils a été spolié par le jugendamt il y a 16ans . Je n’ ai jamais revu mon fils.
    Juste un contact rapide il y a un An qui n’ à rien donné.
    Je comprends bien la machination Allemande qui leurs rapporte beaucoup d’ argent. Mais cette député qui à voulu aidé est bien l’ image du système… prendre de l’ argent manipule et renversé la situation…

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