Et si le Hamas libérait les otages ?

On nous reprochera sans doute encore une fois de ne pas soutenir les terroristes du Hamas, mais notre « parti pris » existe effectivement. Notre soutien va aux victimes du terrorisme et non pas aux terroristes.

7 octobre 2023 - des terroristes courageux, après avoir massacré et violé 1000 innocents, prennent des otages. Et la gauche occidentale les applaudit des deux mains. Foto: Bodycam - no human photographer / Wikimedia Commons / PD

(KL) – La situation humanitaire à Gaza devient de plus en plus compliquée, mais cela ne semble pas inquiéter le Hamas outre mesure. L’organisation terroriste continue à « négocier », en ayant comme seul « argument », la détention de plus de 130 otages prises il y a plus de quatre mois. Pourtant, la voie vers des négociations passe clairement par la libération de ces otages dont les autorités israéliennes estiment que plus de 30 aient été tués pendant ces plus de quatre mois. Pendant que le monde entier exerce de la pression sur Israël pour obtenir des « gestes humanitaires », on pourrait croire que le sort des otages israéliens n’intéresse plus grand monde. En tout cas, aucune pression n’est exercée sur les terroristes qui eux, sont devenus des acteurs politiques à part entière.

Quelle est la différence entre les terroristes d’Al-Quaïda, de Daësh et du Hamas ? En effet, il n’y en a pas. Mais pourquoi le monde ne s’est pas révolté contre les raids américains après le 9/11, pourquoi le monde n’a pas demandé à la France de cesser ses bombardements de Raqqa ? Le deux-poids-deux-mesures est insupportable et le fait que les organisations internationales et une bonne partie de la gauche occidentale aient estimé nécessaire d’adouber les terroristes du Hamas comme « combattants de la liberté » est incroyable. Soutenir des terroristes qui violent, torturent, assassinent et qui prennent des otages, il faut le faire.

Avant la libération de TOUS les otages, il ne faut pas demander des « gestes humanitaires » à Israël. Si le Hamas veut réellement faire quelque chose pour la population civile de Gaza, il suffit dans un premier temps que les terroristes libèrent les otages. Mais en vue des récits des premiers otages libérés, il y a fort à craindre que les terroristes n’aient aucun intérêt à ce que leurs viols et violences deviennent publics, ce qui pourrait affecter leur image de « nobles combattants de la liberté ».

Depuis plus de quatre mois, des innocents sont détenus, violentés, violés dans des caches du Hamas, sous les applaudissements d’une gauche occidentale totalement déboussolée qui soutient les terroristes et non pas les victimes du terrorisme. Et Israël a raison de poursuivre sa chasse aux terroristes pour lesquels il devient de plus en plus difficile de se cacher à Gaza.

L’échange « otages – détenus palestiniens » suggéré est également inacceptable pour Israël. Demander la libération de 1500 détenus, dont 500 criminels graves et terroristes, contre 100 civils, semble démesuré. On ne peut pas s’attendre à ce qu’Israël renforce les troupes des terroristes qui ne sont jamais revenus sur leur objectif ultime – la destruction de l’état d’Israël. Demander à Israël d’aider des terroristes à arriver à leur objectif, c’est pour le moins bizarre.

Ceux qui souhaitent une accalmie de la situation à Gaza, ne devraient pas mettre la pression sur Israël, mais ils devraient mettre de la pression sur le Hamas. Les atrocités commises par les terroristes sont suffisamment documentées, et ceux qui les soutiennent encore aujourd’hui, chantent les louanges du terrorisme.

Avant toute autre discussion concernant Gaza, les otages doivent être libérés, sans conditions, sans échange avec d’autres terroristes, et après, il sera possible de discuter de « gestes humanitaires ». Mais pas avant.

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