#Giletsjaunes – La solution

La situation en France est arrivée au point mort – l'incompréhension entre le gouvernement et un mouvement totalement décousu est énorme. Voici la solution.

Il faut cesser immédiatement les affrontements et se tendre la main ! Foto: Pixabay.com / JoKalliauer / Wikimedia Commons / CC0 1.0

(KL) – Cela fait presque trois semaines que la France se trouve en état d’émeute. Le ton se durcit, comme se durcissent les actions menées par les « gilets jaunes ». Le gouvernement, lui, a attendu deux semaines trop longtemps pour pouvoir encore maîtriser la situation. Du coup, le gouvernement se trouve dans une position de réactivité et ceux qui détiennent les clés de l’action, donc les « gilets jaunes », ne savent pas s’en servir. Dans l’impossibilité d’instaurer un dialogue digne de ce nom entre un gouvernement qui ne sait plus comment se comporter et un mouvement devenu aire de jeu pour des extrémistes de tout bord, qui sans doute ne maîtrise plus ce qu’il a initié lui non plus, il convient de penser à d’autres approches. En voici une.

C’est le moment pour le gouvernement de convoquer les « Etats Généraux Sociaux de la France » et ce, en ouvrant en véritable dialogue avec non pas des « casseurs », mais avec des représentants légitimes des personnes défavorisées et en souffrance telles les associations, fédérations caritatives et sociales, organisations et initiatives qui depuis des années, travaillent en essayant de panser la cassure sociale qui ne date pas d’hier, mais qui est le fruit du travail de l’ensemble des derniers gouvernements.

Puisque les sujets de contestation des « gilets jaunes » concernent en tout premier lieu des questions sociales, il faut écouter et travailler avec les experts qui connaissent mieux que quiconque le terrain. Bien sûr, ces « Etats Généraux Sociaux de la France » doivent conduire à des actions concrètes, pragmatiques et avec effet immédiat – le gouvernement ne pourra plus se permettre d’ouvrir des « dialogues alibis » avec des pseudos représentants qui n’ont jamais aidé leur prochain ou des organisations dépendantes de leurs financements et subventions, sous peine de raviver la flamme de la rébellion qui a été allumée d’abord par des citoyens et citoyennes, pour ensuite être récupérée par des extrémistes qui eux, sont les pires ennemis de la France.

Ainsi, les associations, fédérations, initiatives ou organisations suivantes pourraient faire partie de ces « Etats Généraux Sociaux de la France » (liste non exhaustive, bien entendu) : Emmaüs, Fondation Abbé Pierre, Secours Populaire, Caritas, France Bénévolat, Croix Rouge et d’autres pour les questions purement sociales ; Association d’Accueil des Demandeurs d’Asile, Médecins du Monde et d’autres pour le volet de la migration ; Association Aide Entreprise – OSDEI, Association « En Toute Franchise » , le « Portail du Rebond » et d’autres encore pour les problèmes juridiques, financiers et sociaux des professions libérales, des petites entreprises, artisanat, agriculture et petits commerces mais également de l’« après-entreprise » tant pour ses petits dirigeants que ses salariés.

En vue de la tension de la situation actuelle, il est impératif que ces « Etats Généraux Sociaux de la France » soient animés par un médiateur neutre, sans doute professionnel, ne faisant ni partie du gouvernement, ni des « gilets jaunes ». La première étape consiste à définir les participants à ces « Etats Généraux Sociaux de la France », à définir ensuite le format et le résultat escompté et ensuite, à définir une feuille de route comportant des objectifs intermédiaires permettant de vérifier et de mesurer de manière neutre les progrès qui seront faits. Le tout,  le plus rapidement possible, et, avec une communication quotidienne de la part des médias qui ont le devoir de participer au processus de changement de ce pays attendu par ses citoyens.

Si les « gilets jaunes » sont sérieux dans leurs revendications, une telle démarche visant l’obtention d’un vrai résultat, devrait cadrer avec leurs objectifs. Puisque ce mouvement n’était pas en mesure de désigner des représentants mandatés pour s’exprimer au nom des « gilets jaunes », il vaut mieux que le dialogue ait lieu entre les décideurs politiques et des structures à vocation sociale, qui elles peuvent recevoir tous les plus plus collectifs de « gilets jaunes » locaux afin que tous soient entendus et respectés, ayant l’expérience du terrain ET disposant d’une structure permettant de dialoguer avec l’État.

Ce processus devrait être lancé avant les prochains grands affrontements auxquels la sphère des « gilets jaunes » invite dans les réseaux sociaux pour le week-end prochain indiquant la date du 10 décembre comme la paralysie totale et définitive du pays, « quitte à tuer le petit patronat en souffrance ». Juste inadmissible. Il ne se relèvera plus jamais quelques soient les accords. Des emplois seront perdus à jamais. Si le but de tout cela est d’améliorer la situation des Français et Françaises les plus démunis, il faut se lancer immédiatement. Si le but est de déclencher une guerre civile en France, il faut éviter ce genre de dialogue. Il est midi moins cinq et la France est aujourd’hui un baril de poudre dont la mèche est déjà allumée. Les pays voisins, tel que l’Allemagne, hélas, récupèrent aux aussi le mouvement jaune pour alimenter la renaissance du nazisme. Le danger est réel.

Améliorons la situation sociale en France, la situation économique suivra par la force des choses, ouvrons un dialogue avec une obligation de résultats, surmontons les cassures que tous les acteurs ont approfondi ces deux dernières semaines et essayons de trouver des solutions dans un dialogue entre le monde politique et les experts qui savent comment la situation se présente sur le terrain.

Et cela, il faut le faire maintenant, aujourd’hui, tout de suite et non pas quand il sera trop tard !

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