Ici Paris… euh, Strasbourg…

Lorsque l'on souhaite profiter des plus belles terrasses strasbourgeoises, il faut apprendre à gérer un personnel qui lui, fait son possible. Non pas pour les clients, mais pour imiter la réputation de ses collègues parisiens.

Il y a des terrasses formidables à Strasbourg. A condition d'être très patient. Foto: EJ

(KL) – Le printemps à Strasbourg, c’est quelque chose. Sur les bras de l’Ill, les cygnes et canards ajoutent à cette architecture aux colombages, les arbres fleurissent, et hoplà, les terrasses invitent à s’arrêter et faire un break. Sous le soleil, détendu, la vie est belle.

Le premier serveur, je l’aperçois de loin au bout de dix minutes. Il ne me voit pas, ça peut arriver. Le deuxième ne me voit pas non plus. Avec mon 1,90m, ça m’arrive sans cesse, qu’on ne me voie pas. Après 20 minutes, le premier serveur passe à proximité et, oui !, il m’a vu ! Je lui fais signe de la main et lui, poli, me salue également d’un geste nonchalant de la main. Bon, il ne faut pas s’attendre à un miracle, mais au moins, il m’a vu et salué. 10 minutes plus tard, le deuxième serveur me voit aussi. Lui aussi, poli, me salue de la main. Et encore 10 minutes plus tard, je vais à l’intérieur pour me renseigner s’il y a une raison particulière pour laquelle personne ne daigne prendre ma commande.

L’erreur à ne pas faire. « Non, mais, vous voyez bien qu’il y a du monde ! », me rétorque une serveuse qui discute avec le barman depuis un quart d’heure. D’ailleurs, j’étais assis pendant 40 minutes exactement dans la ligne de mire des deux. C’est vrai, il y a du monde. La moitié des places assises sont occupées. Du coup, je suis devenu une sorte de planteur de Virginie qui, le fouet à la main, demande des travaux inouïs à ses esclaves. « En plus, si vous vous asseyez là où on ne vous voit pas… ». Très parisien. Ceci dit, les garçons de café parisiens ont fait énormément de progrès ces dernières années, côté gentillesse. A Strasbourg, en revanche, et c’est valable sur presque toutes les terrasses où on peut prendre un bain de soleil, ils s’entraînent encore à être désagréables. Cela fait plus chic. Et de toute manière, dans ces beaux endroits touristiques, on n’a cure des clients. La plupart sont des touristes et on s’en fiche pas mal s’ils reviennent ou pas.

Bien entendu, il y a des exceptions. Il y a des terrasses strasbourgeoises où les serveurs sont avenants, gentils, souriants. Malheureusement, souvent, le soleil n’arrive pas sur ces terrasses-là. Là où le soleil perce, le comportement des serveurs nous rappelle que le paradis n’est pas de ce monde. Faut quand même pas que ce soit trop beau.

Et je crois que je suis trop exigeant, ça doit être l’âge. Un petit « oh, on est désolé, que puis-je vous servir, le café est pour la maison » m’aurait parfaitement satisfait. Mais après avoir attendu 40 minutes et me faire allumer parce que j’ose déranger une serveuse en plein service qu’elle passe à tchatcher avec le barman ? La prochaine fois, je vais apporter une boisson et la mettre sur la table – à tous les coups, ils se manifesteront au bout de trois minutes…

3 Kommentare zu Ici Paris… euh, Strasbourg…

  1. wärsch d’hemm blieb !

  2. Kai Lietke est Allemand refoulé: un boche complexé qui renie sa bochitude au point de se déguiser en Parisien pour lècher les bottes des socialo-bolchévistes (comme Pernelle Richardot et toute cette racaille). E so ne Schwob ha mir grad weder brücht :-D. Er ghärt in de Rhin gschmiesse. Eweg nit dem rote Lumpepàck. Un schnëll.

    • Eurojournalist(e) // 30. April 2019 um 10:21 // Antworten

      Un commentateur courageux qui visiblement, doit se cacher derrière des pseudos pour cracher sa haine. Hormis le contenu assez idiot de ce commentaire, Monsieur “Sandshark – Elsasser” montre pourquoi il convient d’être vigilant avec ces extrémistes identitaires. La seule chose qui rassure, c’est que ces grincheux se pourrissent surtout la vie à eux-mêmes avec toute leur haine. Et si vous avez des choses à dire, pourquoi ne pas avoir le courage de le faire à visière ouverte ? Lamentable…

Kommentar hinterlassen

E-Mail Adresse wird nicht veröffentlicht.

*



Copyright © Eurojournaliste