Joyeuses Pâques ? Ben oui, joyeuses Pâques !

Cette année, Pâques n'est peut-être pas aussi joyeux que par le passé. Guerre, pandémie et la France se trouve sur le point de virer vers un fascisme décomplexé. Pas vraiment joyeux...

Passez un excellent week-end pascal ! Foto: Geolina163 / Wikimedia Commons / CC-BY-SA 4.0int

(KL) – Pâques 2022. Tout le monde rêve de « normalité ». Pourtant, la météo est franchement pascale, mais il est difficile de faire abstraction de tout ce qu’il se passe dans le monde ces jours-ci. Oublier tout ça et faire semblant que tout va bien dans le meilleur des mondes ?

Evidemment, nous souhaitons à nos lecteurs et lectrices de passer un week-end pascal avec la famille et les amis, dans un contexte positif et rassurant, mais vous souhaiter platement « joyeuses Pâques », ce serait un peu superficiel.

Il vous reste une semaine pour faire un choix crucial qui, contrairement à d’autres élections, déterminera l’évolution de la France pour les cinq ans à venir. En 2017, entre les deux tours, nous avions appelé nos lecteurs et lectrices à voter Emmanuel Macron, non pas par conviction, mais pour faire barrage au néofascisme qui représentait déjà à l’époque, un véritable danger.

Pendant les cinq ans de la « Macronie », nous avons regretté notre recommandation plus d’une fois. Depuis 2017, la France a changé, elle a perdu beaucoup d’éléments qui faisaient que la France soit un pays particulièrement charmant, libre, intéressant, humaniste. Les cinq années sous Emmanuel Macron ont vu un nouveau système politique s’installer, le « totalitarisme numérique » qui lui, est aussi dangereux, car il se situe aux antipodes de la démocratie.

Dans une semaine, il faudra donc choisir entre ce néofascisme décomplexé et le totalitarisme numérique. Ou bien, il faudra s’abstenir, une décision qui se comprend également en vue des « qualités » des candidats. Se retrouver dans l’isoloir et voter pour Emmanuel Macron après ces cinq années, pour faire barrage à une néofasciste qui a pour projet de transformer la France en une sorte de « Hongrie occidentale », cela s’apparente à de la torture intellectuelle. En même temps, voter pour un candidat méprisant et hautain, dont la vision de l’état ressemble à celle de la Chine avec son « tout QR » et une surveillance contraire à l’idée de la liberté individuelle, n’est pas aisé non plus.

Par contre, il y a péril en la demeure. Les déclarations de Marine Le Pen des derniers jours, font froid dans le dos. Est-ce qu’on peut imaginer une France de la haine, qui chasse les étrangers, qui refuse les droits les plus fondamentaux à tous ceux qui ne peuvent pas présenter une origine française AOC (ça ressemble un peu au « Arier-Nachweis » en Allemagne dans les années 30 du siècle dernier…), cela n’a rien de « français ». Il est où, le pays de la liberté, de la lumière, des Droits de l’Homme, des révolutions, des philosophes ?

En 2022, on connaît les alternatives. Malheureusement, les deux alternatives ne sont pas mirobolants, mais il est trop tard pour se lamenter, il faudra faire ce choix entre peste et choléra. Mais entre les deux pathologies, il y a quand même des différences.

En tant qu’Allemand, je peux me permettre de l’écrire : On ne joue pas avec le fascisme ! Nous savons où ça mène, on connaît les mécanismes, on sait comment ça se termine. Pour les cinq ans à venir, il faudra donc veiller à ce que la France ne tombe pas dans le piège du fascisme, mais il faudra également être attentif aux changements que le « totalitarisme numérique » est en train d’opérer. La France ne doit ni devenir la « Hongrie occidentale », mais pas non plus la « Corée du Nord occidentale ».

Voilà quelques réflexions en amont de ce week-end pascal qui lui, devrait être harmonieux, sympa, positif. On vous souhaite de passer des moments de bonheur, de chaleur humaine, de répit. Profitez de ces instants ! C’est ce que nous vous souhaitons !

L’équipe Eurojournalist(e)

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