La sopa de garbanzos

La soupe de pois chiches : un incontournable de la cuisine hispanique.

Sopa de garabanzos façon abuela (grand-mère) avec œuf dur par dessus ! Foto: Tamorlan / Wikimedia Commons / CC-BY-SA 3.0

(Jean-Marc Claus) – La soupe de pois chiches, dont l’Espagne n’a pas l’exclusivité, n’en demeure pas moins un grand classique de la gastronomie du pays, autant continental qu’insulaire. Cette légumineuse, dont Hildegard von Bingen (1098-1179) faisait déjà la promotion au Moyen-Âge, est l’une des plus anciennes cultivées par l’homme, car des traces de sa culture remontant 8.000 ans avant JC ont été retrouvées en Iran et Irak. Le pois chiche, était cultivé et consommé en Europe avant le IXe siècle, et donc antérieurement aux Croisades.

En Espagne, ce sont les Carthaginois qui introduisirent la culture du pois chiche. Au début du XIIIe siècle, Abu Zakariya Yahya ibn Hafs écrivit dans un ouvrage intitulé « Agriculture Générale », comment cultiver le pois chiche en Andalousie, notamment dans la région sévillane de l’Aljarafe. De célèbres agronomes espagnols, dont au XVIe siècle Gabriel Alonso de Herrera de Tavalera, s’attelèrent à démontrer tous les avantages de cette légumineuse.

Cette fève ayant d’abord voyagé d’Est en Ouest, est arrivée en Inde via l’Afghanistan, il y a seulement deux siècles, d’où son nom en hindi « kabulli chana ». Ce qui n’empêcha pas le pays d’en devenir le premier producteur mondial, devant l’Australie et la Turquie. Pour ce qui est de la Péninsule Ibérique, la production espagnole de « garbanzos » est plus importante que celle du Portugal, mais ce dernier n’est pas en reste en matière de recettes de cuisine à base de « grão de bico », comme nous le verrons dans des publications ultérieures.

De la sopa de garbanzos, existent plusieurs variantes, tant sur le continent que dans les archipels espagnols. Nommée « Garbanzada Canaria» aux Îles Canaries, sa recette vous est détaillé par Yaiza, sur son site La Cocina de Yaiza si vous cliquez ici. Le Jeffe Rogelio Lara donne également sa version étape par étape, que vous pouvez visionner en cliquant là.

La façon grand-mère, comprend l’ajout de rondelles ou quartiers d’œufs durs lors du service sur assiette. Certaines versions y incluent même des épinards en branches, ce qui apporte aux variantes végétariennes, un supplément de saveurs et de couleurs. Quant à ajouter des saveurs, si l’on n’est pas végan, il existe une variante incluant du lard fumé, du chorizo piquant et du boudin noir fumé. Ce qui en fait alors un plat unique.

Mais pour les adeptes de l’alimentation non-carnée, ainsi que les flexitariens, la sopa de garbanzos exclusivement végétarienne, avec un apport protéique de 8,3g pour 100g, est au même niveau que la flammekuche ou à la moitié de celui du hareng fumé. Sans compter les nombreux avantages qu’apporte la consommation régulière de pois chiches, notamment la baisse de la cholestérolémie et l’aide à la régulation de la glycémie, pour n’en citer que deux.

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