La phase 2 des négociations sur le « Brexit » ne peut pas démarrer

Le négociateur en chef de l’Union Européenne Michel Barnier ne veut pas lancer la « phase 2 » des négociations avec la Grande Bretagne. Qui elle, ne semble pas trop savoir où elle veut aller.

De nombreux Britanniques sont opposés au "Brexit" - alors, stoppez cette folie ! Foto: Ilovetheeu / Wikimedia Commons / CC-BY-SA 4.0int

(KL) – Au bout de 5 tours de négociation entre l’Union Européenne et la Grande Bretagne, rien ne va plus dans ces négociations concernant la sortie de la Grande Bretagne de l’UE. « Il n’y a pas vraiment de pas en avant », a expliqué Michael Barnier pourquoi il n’entend pas recommander le lancement de la « phase 2 ». Le problème dans ces négociations, c’est l’attitude britannique. Theresa May s’agrippe toujours à l’idée de négocier d’abord les futures relations entre son pays et l’Union et elle ne semble pas encore avoir compris que c’est « njet » – avant de discuter la suite, on discutera d’abord des conditions de sortie. En attendant, la « Iron Lady 2.0 » rêve à voix haute de la possibilité de rejoindre la NAFTA, cette union nord-américaine composée des Etats-Unis, du Canada et du Mexique. C’est pour dire…

Les sujets de discorde entre la Grande Bretagne et l’Union Européenne sont nombreux : il y a d’abord l’ardoise de la sortie – Bruxelles réclame une somme comprise entre 60 et 100 milliards d’euros, la Grande Bretagne ne veut payer qu’un maximum de 20 milliards d’euros. Selon Barnier, les discussions concernant ces sommes sont arrivées à un « point mort inquiétant ». Mais il y a d’autres questions qui sont loin d’être résolues. Comme celle du futur statut des citoyens européens vivant en Grande Bretagne ou celui des Britanniques vivant dans un état-membre de l’Union. Sans parler des soucis entre l’Irlande et l’Irlande du Nord où du coup, se situerait une frontière extérieure de l’Union.

La « phase 2 » serait celle où les deux parties commenceraient à parler des futures relations entre la Grande Bretagne et l’Union, par exemple en vue d’un traité sur les libres échanges. Mais l’Union Européenne n’entend pas du tout discuter avec la Grande Bretagne sur les futures relations, tant que les conditions de sortie ne sont pas fixées et entérinées. D’où la menace de Theresa May que son pays pourrait autant rejoindre la NAFTA. Si elle pense pouvoir manier Donald Trump plus facilement que les partenaires européens, soit…

Et pourquoi est-ce que les Britanniques restent figés sur un projet inutile et nocif. Même en Grande Bretagne, on ne parle plus d’éventuels avantages du « Brexit », on y est déjà au stade de vouloir limiter les dégâts. Ne serait-il pas plus simple de stopper cette folie du « Brexit » tout simplement ?

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