Les abstentionnistes du premier tour décident les élections régionales 2015

Le «sursaut républicain» a eu lieu – grâce à une forte participation, le Front National ne conquiert pas une seule des 13 nouvelles grandes régions de France.

Philippe Richert a remporté öa région ACAL - pourvu qu'il se souvient qui a voté pour lui... Foto: Eurojournalist(e)

(KL) – Ouf, on avait peur. Plus peur qu’en 2002, lorsque le choix entre Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen était une sorte d’évidence. Dans les trois régions où le Front National espérait percer, en ACAL (Alsace – Champagne-Ardenne – Lorraine), en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en PACA, on enregistre une forte hausse de la participation, selon les estimations jusqu’à 59% selon les régions, et ce sont les abstentionnistes du premier tour qui ont fait pencher la balance vers une «solution de droite» qui elle, porte maintenant la responsabilité de se tourner vers des modèles participatifs. En ACAL, le Président de la Région Alsace, Philippe Richert (47,6%), s’impose face à Florian Philippot (FN, 36,6%) et au «dissident» du PS, Jean-Pierre Masseret (15,8%), dont la liste arrive troisième.

En ce qui concerne la région ACAL, Jean-Pierre Masseret obtient presque le même score qu’au premier tour (16,11%), Philippot a fait du sur-place et Richert receuille donc presque la totalité des votants qui se sont mobilisés.

Dans les deux régions où Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen étaient en lice, Nord-Pas-de-Calais-Picardie et PACA, les écarts entre les concurrents, sont également sans appel – en Nord-Pas de Calais-Picardie, la liste de droite de Xavier Bertrand l’emporte avec environ 58%, en PACA, le conservateur niçois Christian Estrosi obtient environ 55% face à Marion Maréchal-Le Pen. Le message est clair : l’extrémisme au pouvoir, non merci !

Maintenant, à Philippe Richert de mener la nouvelle grande région ACAL dans un schéma coopératif en se souvenant qu’une grande partie des candiats socialistes et écologistes avaient clairement invité leurs électeurs à barrer la route aux extrémistes – ce qui constituerait une excellente occasion pour Richert d’associer, à l’instar de ce qui se fait à l’Eurométropole, les autres forces vives de «l’adversaire politique» à la gestion de ce nouveau grand ensemble. Sous le leitmotiv «Compétence au lieu de corporatisme», Richert a maintenant l’occasion de mener une politique d’ouverture, de consensus pour le bien d’ACAL et de ses habitants.

Et là, chers ami(e)s français, une grand «bravo !» de l’autre rive du Rhin, car en rejetant ceux qui veulent remettre l’Europe et de nombreux acquis européens en question, ACAL a retrouvé le chemin vers cette grande région européenne qu’elle peut devenir. Vraiment – «bravo !»

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