Qui paiera l’ardoise ? Les plus pauvres…?

En Allemagne, nous assistons actuellement à la plus forte hausse des prix depuis la crise du pétrole pendant les années 70. Et ce phénomène ne se limitera pas à la seule Allemagne…

Maintenir le niveau des prix et éviter une inflation, devrait être la préoccupation de tout gouvernement. Foto: MateoMaidana / Wikimedia Commons / CC-BY-SA 4.0int

(KL) – Le monde est actuellement chamboulé à bien de niveaux. La pandémie, mais aussi les phénomènes climatiques et des problèmes sociaux engendrent une hausse des prix pour de nombreuses marchandises, allant de l’alimentaire jusqu’aux micro-puces. Les chiffres cités dans cet article se réfèrent à l’Allemagne, mais ce qui se passe en Allemagne, se passera aussi dans d’autres pays, car les problématiques se passent dans un monde globalisé et ne se limiteront pas à un niveau national.

Pour déterminer la hausse des prix, l’Office Allemand des Statistiques (Statistisches Bundesamt), utilise comme indicateur, les prix de vente en gros. En une année, ces prix ont augmenté de 12,3% ; à titre de comparaison, une telle hausse n’a pas été enregistré depuis le mois d’octobre 1974 (!) qui était alors de 13,2%.

Selon les autorités, cette hausse des prix du gros, se traduiront très rapidement par une inflation accrue et une inflation accrue, conduira à une hausse des prix pour les consommateurs. Les personnes aisées ne verront pas vraiment la différence, les personnes en précarités seront affectées très fortement par une telle évolution.

Mais comment s’explique cette flambée des prix ? Les experts listent une série de marchandises qui connaissent une hausse des prix, en partie spectaculaire, ces derniers mois. A titre d’exemple : houille, métaux et composantes à base métallique – +63,4% ; bois brut et coupé – +57,8% ; combustibles et produits pétroliers – +35,5% ; matériel de recyclage – +101,7% ; céréales, tabac, semences et aliments pour animaux – +19,3%.

La reprise économique après les confinements et un arrêt partiel des activités économiques, conduira également à une hausse des prix, car de nombreux commerçants essayent d’équilibrer un peu les pertes enregistrées depuis de longs mois. Ajoutez à cela la pénurie de certaines matières premières, par exemple dans l’industrie des micro-puces, et tout deviendra plus cher.

Les experts estiment, toujours à titre d’exemple, que le prix d’une voiture pourrait rapidement augmenter de 10%, tout comme d’autres marchandises et, malheureusement, aussi des aliments de base. Le résultat de cette évolution se lit déjà en Allemagne où le taux d’inflation est aujourd’hui de 3,9%, une valeur que l’Allemagne n’a pas connue depuis longtemps.

Mais le plus grave est que cette inflation et la hausse des prix, frappera en premier lieu ceux qui n’ont déjà rien ou que très peu. Pour quelqu’un qui doit compter avec les cents, chaque augmentation des prix est une catastrophe qui peut se traduire vers la fin du mois, par une assiette vide. Si l’inflation continue de progresser, il faudra augmenter les aides sociales du taux d’inflation, si on souhaite ne pas faire payer l’ardoise de ces crises multiples aux plus démunis.

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