Tamburi Mundi – l’Israël et l’Iran se rencontrent à Freiburg

Lors du festival des percussions «Tamburi Mundi», des musiciens venus d’Isfahane et de Tel Aviv montrent qu’il est possible de surmonter les clivages politiques.

Lors du festival "Tamburi Mundi", les musiciens surmontent les clivages politiques. Excellent ! Foto: Ellen Schmauss / www.tamburimundi.com

(KL) – Déjà pour la 10e fois, le festival de percussions «Tamburi Mundi» est organisé à Freiburg du 1er au 9 Août. La particularité de ce festival réside dans sa dimension politico-culturelle. Car sur la scène, le public pourra suivre des musiciens de deux nations ennemis qui jouent ensemble et qui se servent d’un langage qui est plus fort que les discours de haine – la musique. Malgré d’énormes difficultés d’organisation (on avait «conseillé» aux musiciennes iraniennes de participer à ce festival), les protagonistes de ce festival apportent la preuve que le désir d’entente peut s’imposer face à ce qui nous sépare.

Lors du concert d’ouverture le 1er Août (E-Werk Freiburg, 21 h), Maryam Hatef jouera avec Yshai Afterman – un concert assez invraisemblable. Car les règles dans l’état religieux qui est l’Iran sont strictes. Ainsi, les femmes n’ont pas le droit de se produire sur scène dans la plupart des villes iraniennes (dont à Isfahane) et elles n’ont le droit d’enseigner qu’à d’autres femmes et filles. Lors du concert d’ouverture, non seulement, les musiciens communiqueront par le biais de la musique, mais ils présenteront également deux chansons qui seront chantées en Farsi et en Hébreu. Ce qui serait certainement considéré comme un scandale en Iran.

Pour Yshai Afterman, ce concert au-delà des clivages politiques est une évidence : «Au milieu du 19e siècle, une grande communauté iranienne est arrivé en Israël apportant les sons et les couleurs de la musique perse qui a ainsi trouvé son entrée dans la musique juive». Toutefois, il y a aussi des faucons en Israël qui voient cette «fraternisation culturelle» d’un mauvais œil.

«Entre la plupart des citoyens israéliens et iraniens, il n‘y a pas la guerre», dit Afterman, «la plupart des Iraniens que j‘ai rencontré lors de mes voyages, étaient des gens charmants. Laissons les hostilités aux politiques si cela leur plaît, nous préférons faire de la musique et danser ensemble !»

Vous pourrez consulter l’intégralité du programme de ce festival remarquable en cliquant sur www.tamburimundi.com !

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