De l’asymétrie à la trahison
Il est grand temps d’en finir avec cette complaisance asymétrique envers l’islam politique.
Les islamistes modérés n’existent pas plus que les chiens modérément enragés. Foto: Malekpour / Wikimedia Commons / CC-BY 4.0int
(Jean-Marc Claus) – Il y a dix ans, le prétendu islamiste modéré président iranien Hassan Rouhani (photo), fut reçu à Rome par le chrétien démocrate président italien Matteo Renzi. La délégation iranienne obtint, que sur le passage du cortège, les statues dénudées soient recouvertes d’un pudique voile. Mieux encore, les autorités italiennes renoncèrent à mettre du vin sur les tables lors des repas. Aujourd’hui en Belgique, mais aussi dans d’autres pays occidentaux, la liberté d’enseigner est menacée par des influences islamistes mortifères. Quelle sera la prochaine étape de cette relation perverse asymétrique ?
Nous en sommes arrivés au point que toute critique de l’islam en tant que dogme, est considérée comme de l’islamophobie. Un mot fourre-tout bien commode, pour pratiquer l’inversion accusatoire. Nous en sommes arrivés au point que la laïcité est attaquée de toutes parts, notamment par une jeunesse majoritairement pas Charlie. Les concessions faites aux activistes d’un dogme, ne les engageant à aucune réciprocité, il est grand temps de mettre fin à cette asymétrie, qui par sa seule nature déshonore la République.
Évidemment, dire cela a pour effet quasi immédiat, d’attirer les foudre d’idiots utiles à l’islam radical, dont ceux qui à l’instar des intellectuellement myopes LFIstes, lèchent les bottes des mollahs, mais tirent à boulets rouges sur les curés. Une asymétrie ne les dérangeant pas le moins du monde, et possiblement causée par auto-lobotomie, car il n’y a guère d’autres explications rationnelles à ces incroyables phénomènes d’hémiplégie cognitive.
L’instrumentalisation du langage, dont George Orwell et Victor Klemperer ont démontré la dangerosité, est depuis des années au service de l’islamisme frériste et/ou wahhabite. Islamisme, un terme qui au XVIIe siècle renvoyait d’une manière générique à l’islam, mais de nos jours désigne plus particulièrement un mouvement politique et idéologique, se réclamant des fondements de l’islam et pouvant prendre un caractère extrémiste. Cette double définition, permet à des terroristes et à des prédicateurs, de proliférer en toute tranquillité, ainsi que de se victimiser, lorsqu’ils sont à juste titre, mais trop rarement, sanctionnés.
Le prétendu islamiste modéré Recep Tayyip Erdoğan, que l’actuelle situation géopolitique gêne terriblement aux entournures, se dit attristé par la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, et adresse ses condoléances au peuple iranien. Que faut-il entendre par là ? D’abord que les islamistes modérés n’existent pas plus que les chiens modérément enragés, et ensuite, que la majorité du peuple iranien ne pleurant pas la mort du mollah sanguinaire, lui adresser des condoléances relève du pire cynisme.
L’islam politique, tout comme d’ailleurs le christianisme fondamentaliste, doit être combattu sans la moindre faiblesse. Faire des concessions toujours plus importantes aux tenants de dogmes réactionnaires, en les sachant incapables de la moindre réciprocité, produit une asymétrie conduisant à une trahison des valeurs humanistes, dont nous nous réclamons en occident, pour visiblement encore très peu de temps, si nos dirigeants ne réagissent pas.
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