Et c’est vraiment beaucoup mieux chez nous ?
Avec toutes les crises mondiales, nous oublions presque que la situation n'est guère meilleure chez nous. En France et en Allemagne, l'extrême-droite est aux portes du pouvoir.
La démocratie représentative est très malade - pas seulement aux USA, mais aussi chez nous. Foto: Dictatorship_99 / Wikimedia Commons / CC-BY 4.0int
(KL) – Ukraine, Iran, USA, Gaza et tout le reste – les informations qui nous arrivent du monde entier sont terribles. Tellement terribles que nous en oublions presque que chez nous, il y a aussi des catastrophes qui se préparent et on en oublie également à qui on les doit. Pourtant, si nous continuons à manquer d’attention, nous risquons de connaître le même sort que les Américains avec leur fichu « MAGA ».
Cette année en Allemagne, il y a de fortes chances à ce que pour la première fois, un Land, la Saxe-Anhalt, élise un candidat de l’extrême-droite AfD à la tête d’un gouvernement – un signe clair que les extrémistes aient le vent en poupe. Mais même dans les Länder de l’Ouest, comme le Bade-Wurtemberg, les sondages donnent l’AfD autour de 20%, un score jamais réalisé par l’extrême-droite dans un Land de l’ouest du pays.
Et que dire de la France, où le Rassemblement-ex-Front National se trouve loin devant dans les sondages nationaux ? On dirait que la France a déjà oublié à qui elle doit ce chaos politique qui avait commencé avec la dissolution de l’Assemblée Nationale décidé spontanément par un Emmanuel Macron frustré par les très mauvais résultats de ses candidats lors de l’élection européenne. Mais ça, plus personne n’en parle. Comme plus personne ne mentionne encore le déni démocratique de ce président qui depuis, continue à ignorer le verdict des urnes, en nommant un premier ministre après l’autre du camp des « macronistes ». Mais force est de constater que ce déni démocratique est le même que celui actuellement appliqué par Donald Trump.
La démocratie représentative touche à sa fin. Les élus ne représentent plus la majorité du peuple, mais généralement qu’une frange de la population. Des élus entrent dans des parlements avec 12, 15 ou 20% des votes des inscrits, et ensuite, on ne respecte plus la volonté du peuple, mais on mène des politiques qui arrangent surtout les affaires de ceux qui financent les campagnes électorales. Ceci est valable dans la plupart des pays européens, là où on a toujours été fiers de défendre les « valeurs démocratiques ». Mais cette époque est finie.
Pour une fois, le ministre des affaires étrangères américain Marco Rubio avait raison, lorsqu’il disait au moment de son décollage pour la Conférence sur la Sécurité à Munich que « l’ancien monde n’existe plus ». Mais est-ce une raison de laisser le destin de nos pays européens entre les mains d’extrémistes néo-nationalistes et en partie, néo-fascistes ? On le sait, autant en France qu’en Allemagne, que les extrémistes de droite n’ont jamais fait quoi que ce soit pour le peuple, qu’ils n’aient jamais contribué au procéssus démocratique, qu’ils n’ont jamais fait de proposition concrète pour améliorer le quotidien des gens. Le seul argument que l’on entend en faveur de l’extrême-droite est « on ne les a jamais essayé ». C’est vrai et ce n’est pas plus mal.
Dans nos pays, on votera bientôt, que ce soit au niveau communal, régional ou national. A nous de faire en sorte à ce que nos pays ne prennent pas le même chemin que les États-Unis – il suffit de ne pas voter pour ceux qui promettent monts et merveilles, sans jamais avoir réalisé quoi que ce soit dans le passé !
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