Gaza – un cessez-le-feu fragile

La première phase du plan de paix américain a été acceptée autant par Israël que par le Hamas. Avec beaucoup de conditions et de « non, mais... » que cette accalmie semble très fragile.

Les populations en Israël et à Gaza n'aspirent qu'à une chose – la paix. Foto: Marko Kafé / Wikimedia Commons / CC-BY-SA 4.0int

(KL) – Tout ce qu’il peut contribuer à faire taire les armes, est une bonne chose. Tout ce qu’il peut contribuer à faire revenir les otages détenus depuis plus de deux ans par les terroristes, est une bonne chose. Même si les conditions de cette libération font grincer les dents, car en échange, le Hamas récupère 2000 détenus, dont 170 condamnés à la perpétuité, donc, des meurtriers et terroristes qui viendront maintenant grossir les rangs des terroristes. Et avant de jubiler, mieux vaut d’abord attendre que les otages soient réellement libérés, ce qui devrait se passer lundi prochain, mais tant qu’ils ne sont pas en sécurité, il est trop tôt pour se réjouir.

Après, le plan de paix prévoit des choses qui seront difficiles à accepter des deux côtés. Israël doit retirer ses troupes derrière une ligne définie, et le Hamas est censé être désarmé et de disparaître de la vie politique à Gaza. Avec 2000 combattants supplémentaires, il est difficile d’imaginer que les terroristes déposent les armes et se laissent désarmer, surtout en considérant les réserves d’armes que le Hamas a caché dans les tunnels.

Mais le plus important aujourd’hui, c’est le retour des otages, tout le reste sera discuté ultérieurement. Si cette tournure des événements est effectivement positive, nous sommes encore loin d’une « paix forte, durable et éternelle », comme Donald Trump l’annonce déjà.

La situation changera évidemment dès lors les otages sont de retour et il faut espérer qu’aucune croisière-selfie avec des « militants » en mal de visibilité ne vienne déranger ce processus hautement sensible.

Maintenant, il s’agit d’attendre que cet accord se matérialise réellement, qu’aucune action ne vienne perturber ce processus et que le Hamas se passe cette fois-ci d’un « show » lors de la libération des derniers otages. La situation est loin d’être apaisée et il ne faut pas oublier les traumatismes collectifs et individuels de part et d’autres. Ces traumatismes mettront très longtemps avant d’être guéris et la haine reste ancrée des deux côtés, même au moment du lancement d’un processus de paix qui restera fragile pendant longtemps. Mais – tout est mieux que les tueries, les bombardements, les attaques terroristes. On ne peut que souhaiter que cette situation puisse effectivement mener à la fin des combats.

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