Gijón, une destination touristique à découvrir

Capitale de la seconde comarque des Asturies, Gijón ne manque pas d’atouts, notamment pour les touristes lassés de la Costa Brava.

Les rouleaux de la Mar Cantábrico, rappent que l’Espagne a aussi des côtes océaniques. Foto: Hernán Piñera / WikimediaCommons / CC-BY-SA 2.0

(Jean-Marc Claus) – Destination touristique pouvant devenir très tendance en 2025, Gijón rappelle que l’Espagne n’est pas qu’un pays méditerranéen, car environ deux cinquièmes de ses près de 5.000 km de côtes péninsulaires, font face à l’Océan Atlantique. A ne pas confondre avec la catalane Gérone, capitale de sa comarque éponyme, Gijón se trouve dans la Principauté des Asturies.

Asturies dont la princesse actuelle est Leonor de Borbón y Ortiz, fille aînée du roi Felipe VI et de la reine Letizia. Asturies dont la langue, partagée par des locuteurs tant au nord de l’Espagne qu’au nord du Portugal, traduit Gijón en Xixón. Asturies dont Gijón est la municipalité la plus peuplée, alors que sa capitale Oviedo, située plus à l’intérieur des terres, a une superficie quasiment égale.

Langue spécifique et transnationale, qui a sa propre académie, cité portuaire fondée au Ve siècle avant notre ère et devenue balnéaire, Gijón ne manque pas d’atouts, pour y attirer les voyageurs un peu las des clichés. A Gijón, c’est aussi l’Espagne, mais une autre Espagne, pour qui ne connaît jusqu’ici que la côte catalane.

Que faut-il y visiter ? Peut-être commencer par le Jardin Botanique Atlantique, puisqu’on est sur la Côte Atlantique ! Sur seize hectares, la flore locale est présenté à travers différents prismes, allant de l’histoire aux applications pratiques. Pour les passionnés d’histoire ferroviaire et d’histoire sociale, le Musée du Chemin de Fer mérite qu’on s’y arrête, car y est notamment développé l’impact de l’arrivée du train sur l’économie et la société asturiennes. Possédant une extraordinaire acoustique, la Colegiata de San Juan Bautista, accolée au baroque Palacio de Revillagigedo, est « the place to be » lorsque s’y donne un concert.

Mais Gijón et plus largement les Asturies, c’est aussi des traditions culinaires spécifiques. La potée asturienne (pote), le cassoulet asturien (fabada) et le cordon bleu asturien (capocho) ont traversé les frontières de la principauté – région autonome, or il y en a d’autres. Notamment à base de produits de la Mer Cantabrique (Mar Cantábrico). Mais les Asturies, c’est aussi le cidre naturel, dont chaque année Gijón est la capitale, le temps d’un festival qui s’y tient la dernière semaine du mois d’août.

Un cidre qui s’accorde aussi très bien avec les pâtisseries locales, comme lesfrixuelos, crêpes proches des filloas galiciennes, mais dont la pâte est aromatisée à l’anis. En tête de peloton des douceurs asturiennes lacharlota gironesa, génoise fine couverte d’une garniture associant crème, nougat et chocolat noir, le dispute à la tarta gijonesa créé au début des années quatre-vingt, elle aussi sur une base de génoise, mais supportant une crème au nougat (turrón) et sans chocolat.

Alors n’hésitez plus : Oficina de Turismo de Gijón – C/ Fermín García Bernardo (Casa Paquet) 33201 Gijón/Xixón - courriel turismo@gijon.essite web : https://www.gijon.es/es

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