La carrière de Pam « Blondie » Bondi pourrait se terminer en prison

La ministre de la justice américaine n'a convaincu personne lors de son audition devant la Commission judiciaire de la Chambre des Représentants. Au contraire.

La pression sur Pam "Blondi" Bondi ne cesse de croître... Foto: The White House / Wikimedia Commons / PD

(KL) – Les auditions de la ministre de la justice américaine Pam « Blondi » Bondi se suivent et se ressemblent. Mais celle avant-hier devant la Commission judiciaire de la Chambre des Représentants, dépassait toutes les audiences précédentes. Mais cette fois, Bondi a du faire sa déposition sous serment et comme l’ont remarqué plusieurs députés, ses tentatives de protéger les prédateurs pédophiles par des parjures, pourraient lui coûter cher, très cher.

Comme d’habitude, Bondi n’a répondu à aucune question (pourtant, elle est obligé de répondre devant ces commissions), mais s’est limité à insulter et attaquer les députés qui posaient des questions. Parfois, ses vociférations frôlaient le ridicule, par exemple lorsqu’elle a dit « mais est-ce que vous vous êtes tous excusés auprès du président Trump, le président le plus transparent de l’histoire américaine ? ».

Mais lors de cette audition, il y avait aussi des moments très denses. Derrière Bondi étaient assis plus de vingt des victimes du « système Epstein » et lorsqu’un député démocrate demandait à ces victimes, si elles avaient proposé au ministère dirigé par Bondi, de déposer des témoignages, toutes les victimes levaient alors la main et puisque Bondi ne pouvait pas expliquer pourquoi elle avait refusé ces témoignages, la ministre n’osait même pas regarder les victimes. S’il fallait encore une preuve que Bondi avait saboté les enquêtes, elle l’a elle-même livrée.

La ministre de la justice américaine ne s’occupe pas du droit aux USA, mais elle comprend son poste uniquement comme une mission de protéger son patron Donald Trump dont le nom paraît plus de 38.000 fois dans les documents publiés jusqu’à ce jour, même si ces documents noircis ne représentent que la moitié des documents en possession du ministère de Bondi. En attendant, une photo de Bondi entre Trump et Epstein est également parue, ce qui nourrit le soupçon qu’elle ait fait elle-même partie du « système Epstein ».

L’agressivité, les insultes et l’insolence de cette ministre cadre bien avec le reste de l’administration Trump qui se comporte comme une secte. La seule chose qui compte pour cette troupe de bras cassés, est la parole de leur gourou, les faits ne comptent pas. Le mensonge est devenu monnaie courante, mais la parjure risque de conduire Bondi sur un banc d’accusés, en compagnie de son patron et des autres agents MAGA.

Heureusement, un nombre croissant d’électeurs et d’élus des Républicains prend ses distances par rapport à ce gouvernement qui n’est autre qu’une association de malfaiteurs. Que Pam « Blondi » Bondi profite du temps qu’elle peut encore passer en liberté – dans pas longtemps, elle pourrait partager une cellule avec Ghislaine Maxwell…

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