La résolution de l’ONU – et maintenant ?

Le Conseil de Sécurité de l'ONU a voté une résolution ordonnant à Israël des « cessez-le-feu humanitaires » urgents et suffisamment longues. Le Hamas est invité à libérer les otages.

La mise en oeuvre de la résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU doit impérativement commencer par la libération des otages détenus par le Hamas. Foto: Eurojournalist(e) / CC-BY 2.0

(KL) – Le message que font passer le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et le Conseil de Sécurité de l’ONU en direction d’Israël est étrange, mais clair. « Donnez le temps nécessaire au Hamas pour se réorganiser, pour déplacer ses centres opérationnels depuis l’hôpital Al-Shifa vers d’autres endroits et pour préparer les prochains massacres et attaques sur Israël. » La stratégie des terroristes d’utiliser la population civile à Gaza comme bouclier humain fonctionne comme souhaité par les terroristes et la résolution votée au Conseil de Sécurité ordonne donc à Israël, d’instaurer des cessez-le-feu. Heureusement, pour une fois, l’ONU s’est souvenu des otages et si l’organisation mondiale n’a toujours pas condamné les atrocités du 7 octobre dernier, elle demande au Hamas la libération des otages.

C’est par là qu’il faudra commencer. Personne ne souhaite, y compris les Israélien, infliger des souffrances à la population civile à Gaza et il semble donc logique qu’avant la mise en œuvre de ces cessez-le-feu, la première étape doit être la libération immédiate des otages détenus par les terroristes du Hamas. Après les massacres barbares commis le 7 octobre dernier, il est évident qu’Israël ne puisse pas faire confiance à ces terroristes et que le premier pas incombe donc au Hamas qui lui, n’a qu’à mettre en œuvre cette résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU en libérant immédiatement les otages. Ensuite, il est tout à fait possible d’instaurer des cessez-le-feu, d’ouvrir des corridors humanitaires pour acheminer vivres, eau et médicaments pour la population civile, sous contrôle de l’armée israélienne, et tout cela pourrait contribuer à calmer la situation. Tout cela est possible, une fois les otages libérés.

Le vote au Conseil de Sécurité était tout sauf facile. Pour faire passer cette résolution, les Etats-Unis, la Russie et la Grande Bretagne se sont abstenus, sans émettre leur veto. Mais si la protection de la population civile à Gaza est extrêmement importante, la protection d’Israël l’est tout autant. Il ne faut pas oublier qu’un front anti-israélien s’est créé dont l’objectif est la destruction de l’état d’Israël. Actuellement, l’armée israélienne est en train de démanteler les structures souterraines du Hamas et personne ne peut demander à Israël de cesser son combat contre le terrorisme. Si le Hamas tient à la population civile palestinienne, il doit immédiatement libérer les otages et permettre ainsi l’approvisionnement de la population civile.

Toutefois, il est incroyable que l’ONU ne soit toujours pas capable de condamner les atrocités du 7 octobre dernier – la résolution ne les mentionne même pas. Sous l’impulsion d’Antonio Guterres, le terrorisme du Hamas est devenu honorable et l’ONU n’arrive même pas à le condamner. Mais Israël est pointé du doigt et force est de constater que l’antisémitisme s’est frayé son chemin à l’intérieur de l’ONU qui ainsi, perd toute crédibilité. C’est comme si en 2001, l’ONU avait « omis » de condamner fermement les attaques sur le World Trade Center à New York, tout en apostrophant les Etats-Unis pour sa « lutte contre le terrorisme » menée en Irak, au Pakistan ou encore en Afghanistan, en ordonnant aux Américains de laisser Al-Quaïda s’organiser.

Donc, les cartes sont sur la table. Si le Hamas souhaite que la population civile à Gaza puisse être approvisionnée, il doit immédiatement libérer les otages et créer ainsi les circonstances pour que les corridors humanitaires puissent s’ouvrir momentanément. Par contre, si le Hamas devrait refuser de libérer les otages, il n’y aurait aucune raison pour qu’Israël permette aux terroristes de s’organiser à nouveau pour ensuite, commettre les prochaines attaques sur Israël. La balle est dans le camp du Hamas qui lui, doit maintenant apporter la preuve qu’il se soucie de la population palestinienne. Mais sans la libération des otages, Israël n’aura pas d’autres options que de poursuivre sa chasse aux terroristes et leurs structures, toujours dans l’espoir de retrouver et de libérer des otages des terroristes. Au Hamas de faire le nécessaire.

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