Le « Conseil de la Paix » trumpien est une farce
Donald Trump vient de créer un « Conseil de la Paix » et les premiers états qui y adhèrent, sont des états dirigés par des dictateurs. Aux yeux de Trump, il s'agit d'une nouvelle « victoire ».
Les USA sont déjà sortis de la plupart des organisations internationales, maintenant, Trump veut casser l'ONU dans son intégralité. Foto: Paolo.marraffa / Wikimedia Commons / CC-BY-SA 4.0int
(KL) – Il fut un temps où l’ONU tentait de fédérer les états du monde, avec une Assemblée Générale et un Conseil de Sécurité, mais au fil des années, cette organisation mondiale a perdu son efficacité. Puisque les membres permanents du Conseil de Sécurité, dont les USA et la Russie, ont un droit de veto, il est devenu quasiment impossible de faire passer une résolution concernant les intérêts d’un de ces pays. Pire – les résolutions prises, restent généralement lettre morte. D’où la tentative de Donald Trump de remplacer cette structure par son « Conseil de la Paix », évidemment présidé par Trump himself, et les premiers chefs d’état et de gouvernement qui adhèrent à ce nouveau Conseil, sont Alexandre Loukachenko, le dictateur biélorusse et marionnette de Poutine et Benjamin Nethanjahu qu’on ne doit plus présenter. Mais lorsque les dictateurs du monde se réunissent pour parler « Paix », quel peut en être le résultat ?
Pour une adhésion de trois ans, le siège dans ce Conseil est gratuit. Ceux qui souhaitent y siéger de manière permanente, doivent payer un milliard de dollars et Trump s’est dépêché de déclarer que lui seul allait gérer cet argent. Comprendre : Trump veut encore une fois se remplir les poches par ce biais et il est peu surprenant que les états européens ne montrent aucune envie d’adhérer à ce Conseil qui rendrait l’ONU obsolète.
Un an après le début du deuxième mandat de Trump, célébré aux États-Unis par un discours hallucinant du POTUS et une cérémonie des plus gênantes, Trump a déjà sorti les USA de 66 organisations internationales et il poursuit son œuvre destructrice qui pour l’instant, n’épargne qu’un seul pays – la Russie. Peu étonnant que beaucoup de gens pensent que le dictateur russe, ancien du KGB, détient un important dossier sur Trump, car autrement, il serait incompréhensible que Trump n’entreprend rien pour essayer de forcer Poutin à venir à la table des négociations concernant l’Ukraine.
Les Européens doivent, comme l’a dit le gouverneur de la Californie Gavin Newsom à Davos, arrêter des se soumettre à ce président que de nombreux experts considèrent comme dérangé mentalement. La proposition d’Ursula von der Leyen de ne pas réagir aux nouveaux droits de douane imposés par Trump aux soutiens du Danemark et du Groenland, constitue effectivement une nouvelle soumission de la présidente de la Commission européenne à Trump, mais cela n’ouvrira pas la voie vers un quelconque dialogue avec Trump, mais le motivera à imposer de nouvelles folies. L’heure est venue de s’opposer à ce néofasciste qui a perdu toute crédibilité au niveau mondial.
Le néofascisme américain n’est pas quelque chose que les Européens devraient accepter en grinçant les dents, mais il s’agit maintenant de faire bloc contre cette tentative trumpienne de devenir le Führer mondial. Évidemment, outre une poignée de dictateurs, aucun chef d’état ou de gouvernement disposant de toutes ses capacités intellectuelles, ne peut adhérer à ce Conseil qui ne travaillera pas pour la « Paix », mais pour l’enrichissement des dictateurs de ce monde. Le nouvel ordre mondial que Trump essaye d’imposer, ne doit pas se mettre en place et si pour cela, il faudra isoler les USA politiquement et économiquement, eh ben, ce sera le prix que les Américains devront payer.
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