Le festival « Festival do Habano » tombe à l’eau

Tous les ans, les Cubains fêtent le « Festival do Habano » consacré aux cigares mondialement connus. Mais cette année, les Américains rendent cette fête impossible.

Les USA font leur possible pour empêcher le Cuba d'exporter ses cigares - pour Cuba, c'est une catastrophe. Foto: ZTC / Wikimedia Commons / CC-BY-SA 3.0

(KL) – Cuba ne dispose pas de beaucoup de sources de revenus – le tourisme, le sucre, le rhum et bien sûr, les cigares. Tous les ans, au mois de février, les Cubains organisent un festival, ou plutôt un salon, intitulé « Festival do Habano », destiné aux aficionados, commerçants et experts. Mais cette année, le festival prévu du 24 au 27 février, a du être annulé. Pour les Cubains, il ne s’agit pas seulement d’une perte de l’image de marque, mais aussi de l’annulation d’une possibilité de gagner un peu d’argent. Les USA font tout ce qu’ils peuvent pour faire tomber le gouvernement cubain.

Depuis l’enlèvement de Nicolas Maduro, le président du Venezuela, les Américains ont pris le contrôle de l’industrie pétrolière du Venezuela et l’une des premières mesures, était l’arrêt des fournitures de pétrole vers Cuba qui lui, dépend totalement de ce pétrole. Depuis, des avions de touristes sont restés bloqués à La Havane, par manque de carburant et plusieurs gouvernements ont émis des mises en garde concernant des voyages vers Cuba.

Dans le cadre de ce festival, une vente aux enchères de cigares rares et d’accessoires est organisée tous les ans. L’année dernière, cette vente aux enchères avait apporté presque 20 millions de dollars à Cuba, une somme considérable pour un pays qui se trouve en grandes difficultés économiques.

Après que la CIA avait échoué à plus de 600 (!) reprises dans ses tentatives d’assassiner l’ancien chef d’état Fidel Casto, les USA veulent maintenant vaincre Cuba au niveau économique. En isolant Cuba de la sorte, les Cubains n’auront d’autres choix que de faire appel à un ancien partenaire, la Russie. Mais cela ne plaira pas non plus à Washington, car une aide russe serait accompagnée par une plus grande présence russe à moins de 100 km des côtes de la Floride. Mais Washington l’aura bien cherché et on commence à se poser la question sur combien de fronts celui qui avait mendié le Prix Nobel de la Paix à la lauréate, veut engager les États-Unis.

Si les gouvernements de plusieurs pays de l’Amérique Latine et de l’Amérique du Sud ne plaisent pas au président fou des USA, cela ne constitue pas encore une raison d’y enlever les chefs d’état, de tenter de ruiner les pays en question et de les menacer, comme Trump le fait avec la Colombie, Cuba, le Mexique et bien d’autres pays.

Le tourisme à Cuba est au point mort, les exportations de cigares et de rhum sont actuellement presque plus possibles et Trump a menacé tout pays qui fournirait du pétrole à Cuba, d’être frappé de nouveaux droits de douane.

Il est inconcevable que le théâtre absurde autour d’un président qui souffre de multi-pathologies dure encore trois ans. Les Républicains doivent se rendre compte que les dégâts que Trump cause aux États-Unis sont tels que seul sa destitution pourra sauver l’image et les partenariats des USA dans le monde. Aujourd’hui, Donald Trump est le plus grand danger pour des millions de personnes dans le monde entier et suite à sa destitution et celle de ses sbires, un procès devra mettre la lumière dans ses innombrables dossiers, à commencer par celui de Jeffrey Epstein, dont les contenus sont encore et toujours gardés secrets par un ministère de la justice sous les commandes de Pam « Blondi » Bondi, qui n’est pas un ministère de la justice, mais le ministère de la protection d’un réseau de pédophiles. Pauvres États-Unis, où les membres de la secte MAGA pensent toujours que le monde respecterait les USA comme jamais avant.

Cuba a besoin d’être soutenu face aux agressions américaines – et la folie MAGA doit être stoppée avant qu’il ne soit trop tard.

Kommentar hinterlassen

E-Mail Adresse wird nicht veröffentlicht.

*



Copyright © Eurojournaliste