Le musée verrier Lalique cambriolé – Le patrimoine français encore touché
Le musée Lalique a été cambriolé ce dimanche 5 juillet. Les pertes s’élèveraient à « quelques millions d'euros », selon les estimations.
Les objets exposés au Musée Lalique représentent une valeur difficile à estimer. Foto: Sprklg / Wikimedia Commons / CC-BY-SA 2.0
(Oscar Louimaire) – Après le musée du Louvre il y a quelque mois, c’était le tour du musée Lalique de se faire cambrioler. Situé dans le Bas-Rhin à Wingen-sur-Moder, le musée retrace le savoir-faire verrier du grand maître René Lalique. Depuis son ouverture en juillet 2011, il expose environ 650 pièces issues de ses collections propres, mais aussi de dépôts de l’entreprise, de prêts de musées parisiens ou de collectionneurs privés.
Le cambriolage à eu lieu vers 5h30 tôt le matin, l’alarme aurait sonné à 5h34. Mais c’est une femme de ménage qui a donné l’alerte avant la télésurveillance, étant arrivé la première sur les lieux vers 6h30. Ce qui aurait conduit à l’intervention de la société de gardiennage aux alentours de 7h, mais une intervention trop tardive, car les malfaiteurs n’étaient plus là.
C’est la salle des bijoux qui était visé, une vingtaine de bijoux auraient été volées, qui étaient soit la propriété du musée, soit des pièces en dépôt. « Lorsqu’il y a un vol d’objets de René Lalique qui datent de la fin du 19e début 20e siècle, c’est une atteinte au patrimoine français, aux objets, à l’art décoratif et à toute une histoire. », s’indigne Gabrielle Rosener-Bloch, présidente syndicat Musée Lalique, au micro de France3Alsace. Selon une source interrogée par l’AFP en fin de journée dimanche, le préjudice, qui était encore en cours d’estimation, « pourrait atteindre quelques millions d’euros, sans doute proche des quatre millions ».
« Je suis en colère, on a été cambriolé ce matin, aux environs de 5h30. Toutes les alarmes se sont mises en route, comme il faut. Et puis (avec) la société de surveillance, apparemment, il y a eu un gros trou dans la raquette : ils ne sont pas intervenus tout de suite, ils n’ont pas prévenu les gendarmes », a déploré Christian Dorschner, le maire de la ville. « Pour faire ce travail de cette manière-là, ça doit être des spécialistes », estime l’élu qui pense que les cambrioleurs étaient « sûrement » bien informés.
Les gendarmes de Bouxwiller sont chargés de l’enquête, appuyés par ceux de la brigade de recherche de Saverne et les techniciens d’identité criminelle de Strasbourg. Les investigations sont en cours, le musée restera fermé jusqu’à nouvel ordre. Un incident qui renforce les doutes croissants quant à la fiabilité de la sécurité dans les musées en France.
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