Le rôle des journalistes face aux crises mondiales
Dans le cadre de l'émission bi-mensuelle « L'Europe et nous », quatre journalistes ont discuté de la question du rôle des journalistes face aux crises mondiales. Le podcast, c'est ici !
Patrice Schumacher, Jean-Luc Fournier, Cassandra Bourcier et Kai Littmann. Foto: Thomas Marinelli / CC-BY 2.0
(Réd) – Tous les deuxièmes lundi à 20h, l’émission « L’Europe et nous » sur Radio Judaïca propose un autre regard sur l’Europe, souvent en traitant des sujets qui dérangent. Ainsi, ce lundi, l’animateur de l’émission, Kai Littmann, avait réuni autour du plateau Jean-Luc Fournier, journaliste et fondateur du magazine « OrNorme » ; Patrice Schumacher, journaliste « multi-plateforme », responsable de stations et Président du Club de la Presse Strasbourg-Europe et Cassandra Bourcier, étudiante en journalisme à l’IEJ Strasbourg. Comme il fallait s’y attendre, la discussion fut dense et donnait un aperçu des difficultés auxquelles les journalistes sont confrontés aujourd’hui.
Différentes études montrent que la profession du journaliste n’est pas vraiment appréciée par le grand public. Force est de constater que la confiance en le journalisme se perd de plus en plus, mais la responsabilité n’en revient pas nécessairement aux journalistes. Nous vivons une époque marquée par les Fake News et l’Intelligence Artificielle, deux éléments qui font que le public a de plus en plus de mal à distinguer le vrai du faux. Pourtant, comme il a été dit dans le cadre de cette émission, 99% des Fake News émanent des institutions publiques, relayées par des médias qui aujourd’hui, font presque tous partie du patrimoine de milliardaires, de banques et assurances et grands groupes financiers dont le but n’est pas d’informer le public, mais de manipuler l’opinion publique.
Certes, aujourd’hui, les étudiants en journalisme apprennent des techniques de « fact checking », la vérification de la véracité d’informations. Mais, comme l’a souligné Jean-Luc Fournier, il faut une certaine expérience du métier pour identifier une information qui nécessite une telle vérification.
Selon « Reporters sans frontières », 67 journalistes ont été tués dans l’exercice de leur métier, dans le cadre de reportages de guerre, mais aussi assassinés par le crime organisé. Ce chiffre donne à réfléchir et il faudra trouver des moyens pour augmenter la sécurité des journalistes.
Après tout, la liberté de la presse fait partie des piliers de toute démocratie fonctionnelle, et par conséquent, il est urgent de renforcer le statut des métiers de l’information.
Mais nous n’allons pas vous restituer toute cette émission, on préfère que vous cliquiez sur le podcast et que vous l’écoutiez !
Le podcast se trouve sous ce lien, il suffit de cliquer dessus !
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