Les poupées Barbie de Donald Trump

Les femmes dans l'équipe de Donald Trump ont toutes des traits communs – elles ressemblent toutes à sa femme Melania, elles sont toutes incompétentes et elles mentent toutes.

Pam "Blondi" Bondi - l'une des "poupées Barbie" de Donald Trump. Foto: DonkeyHotey / Wikimedia Commons / CC-BY 4.0int

(KL) – Pendant des décennies, dans la plupart des pays dits civilisés, on s’est battus pour qu’il y ait davantage de femmes dans des positions de pouvoir. Maintenant, on les a à Washington. Mais ce qu’elles produisent devant les caméras du monde entier, est un mélange de défilé de mode, publicité pour des produits auto-bronzants, de mensonges systématiques et d’incompétence avérée.

C’est étrange que les femmes dans l’équipe de Trump se ressemblent toutes, visiblement, elles ont été choisi selon un modèle qui ne met pas la compétence au centre, mais le look, la ressemblance avec la femme de Donald Trump, une attitude loyale vis-à-vis de Trump et une capacité de mentir sans même rougir. Ces femmes font partie d’un système qu’on ne peut plus qualifier autrement que « fasciste ».

Katerina Leavitt, la jeune porte-parole du gouvernement, est devenue le cauchemar des journalistes à Washington, qui ment, insulte et agresse les représentants de la presse. Kristi Noem, la ministre du « Homeland Security », d’une incompétence énorme, qui utilise chaque apparition devant les caméras pour un mini-défilé de mode et pour lancer des mensonges tellement grotesques qu’on aurait presque envie de rire. Pam « Blondi » Bondi, la ministre de la justice, « invitée » quasi-permanente devant les commissions d’enquête du Sénat, qui ne sait rien, qui n’a rien entendu, qui refuse de répondre aux questions, mais qui utilise chaque occasion pour diffamer, mentir et lécher les bottes de son président. Il y a comme un système concernant les femmes dans l’équipe de Trump – dont la mission principale est de chanter les louanges du président, tout en lançant des narratifs incroyables.

Ainsi, dans les discours de ces femmes, la victime de l’assassinat de Minneapolis, Renée Nicole Good, est devenue une terroriste dangereuse, une agitatrice, un membre d’une conspiration de gauche, quelqu’un de dangereux qui, par conséquent, a mérité son exécution. Comme leur chef, ces femmes au gouvernement US ont perdu tout sens des réalités et passent leur temps à justifier l’injustifiable. A vrai dire, quand on avait demandé une plus forte implication féminine dans la politique, on ne pensait pas à ces « poupées Barbie » qui ont une compétence principale – elles savent mentir sans rougir.

Il est difficile de déterminer qui est la pire parmi ces « poupées Barbie », qui sont censées drainer des électrices dans le giron de MAGA. Leur manque de compétences n’est pas grave, au contraire. Comme tout système fasciste, le Trumpisme offre des possibilités de carrière extraordinaire, à condition d’être loyal au grand chef. Cela fait penser aux Nazis où des gens comme Reinhard Heydrich pouvaient faire carrière. Charcutier de métier, l’homme a pu réussir une carrière politique éclair, tout comme les « poupées Barbie » de Trump. Tout système fasciste doit offrir ces possibilités de carrière à des personnes qui, en temps normal, ne pourraient jamais accéder à ces postes-là.

Qui est le ou la pire dans l’administration Trump ? Ben, ils se valent. Entre le menteur notoire JD Vance qui s’est félicité que l’assassin de Renee Nicole Good soit en train de se remettre de ses terribles blessures (il n’avait pas été blessé lors de cet assassinat) ; le fantasque Robert F. Kennedy (qui est en train de ruiner définitivement le système de santé US déjà en dysfonctionnement total) ; le ministre de la guerre Pete Hegseth qui ne comprend rien à la géopolitique ; le haineux ministre des affaires étrangères Marco Rubio (qui ne poursuit qu’un seul objectif – anéantir le Cuba dont il est originaire) et le « gang des poupées Barbie », on se sait plus où donner la tête.

Mais il ne faut pas sous-estimer ces femmes au pouvoir, car elles sont toutes en train de violer leur serment qui veut que les membres du gouvernement protègent la Constitution. Pourtant, déjà après une seule année du second mandat de Trump, il devient évident que ce mandat se soldera par un grand procès où le président et ses sbires devront répondre de leurs crimes. Mais quand est-ce que cela se produira ? L’espoir repose sur les « mid-term élections » au mois de novembre, car si Trump devrait perdre la majorité dans les deux chambres du Congrès, la voie serait libre pour la destitution d’un des pires personnages de l’histoire contemporaine. Car là, il ne s’agit pas d’un mauvais gouvernement, mais d’une association de malfaiteurs qui est en train de malmener le monde entier, y compris les citoyens américains. En vue de ce virement vers les fascisme, il faut espérer que les électeurs américains mettent un terme à ce cauchemar. Des femmes dans la politique ? Bien sûr, la question ne se pose heureusement plus depuis des décennies. Des « poupées Barbie » dans la politique ? Non, merci…

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