Macron transforme la France en un baril de poudre

Hier, la mobilisation des manifestants en France était énorme. La colère des Français continue à s'exprimer dans la rue et il n'y a qu'un seul responsable – Emmanuel Macron.

Tous les manifestants en France sont d'accord avec ce postulat... il serait temps que Macron démissionne. Foto: Eurojournalist(e) / CC-BY 2.0

(KL) – Sous un soleil estival, la mobilisation des manifestants à Strasbourg était largement supérieur à celle du 10 septembre dernier. Les syndicats ont relevé la participation de plus d’un million de manifestants en France, tandis que les services de l’état font leur possible pour indiquer des chiffres ridiculement faibles, histoire de pouvoir maintenir le narratif parisien qui veut que ce mouvement de protestation aurait fait « pschitt ». Mais en restant dans le déni de l’ambiance en France, le gouvernement ne pourra rien résoudre, au contraire. La forte mobilisation hier était aussi la conséquence des tentatives du gouvernement et des médias du service public depuis le 10 septembre, de minimiser « coûte que coûte » cette mobilisation.

Dans les cortèges, différents syndicats et organisations affichaient des postulats très différents, mais un postulat faisait l’unanimité – le président Macron doit démissionner et arrêter de causer autant de torts au pays qui a perdu, et pour cause, toute confiance en ce cirque politique parisien.

Pour rappel : une demi-heure après sa cinglante défaite lors de l’élection européenne en Juin 2024, Emmanuel Macron avait dissout l’Assemblée Nationale et appelé à des élections législatives anticipées. En espérant que la stratégie des 20 dernières années allait encore une fois fonctionner, Macron avait appelé au « barrage républicain » contre l’extrême-droite, mais malgré cela, ses candidats avaient encore une fois essuyé deux défaites lors de ces élections législatives. Mais malgré cette volonté de changement exprimée trois fois aux urnes, les Français se retrouvent aujourd’hui toujours avec des gouvernements macronistes et ce, malgré le fait que les Français avaient mit trois fois une fin trois à la macronie aux urnes. Ceci doit être appelé un « coup d’état d’en-haut », car un président qui se fiche des résultats des urnes, ne mérite plus l’adjectif « démocratique ».

Que les premiers ministres que Macron choisit selon un seul critère, la soumission à sa « pensée complexe », soient tous des macronistes ou au moins des macron-compatibles, est un phénomène que la France politique n’a encore jamais expérimenté. Tout comme un président qui fait fi des résultats d’élections – peu étonnant que les Français soient dans la rue pour demander sa démission.

La journée d’hier était marquée par plusieurs choses – d’une part, les manifestations à Paris ont été gangrenées par des « casseurs » qui se sont livrés à de véritables batailles contre les forces de l’ordre, produisant ainsi les images dont le ministre de l’intérieur Bruno Retailleau a besoin pour justifier la « bataille contre le peuple » qui a déjà commencé. Ailleurs, comme à Strasbourg, où entre 15000 et 20000 manifestants ont battu le pavé, les manifestations se sont principalement déroulées dans une ambiances « happening » et bon enfant, les syndicats avaient organisé un service d’ordre qui empêchait des débordements. A part de cela, des affrontements ont également eu lieu dans de grandes villes comme à Lyon.

Le fait que le pouvoir parisien soit incapable d’entendre les Français et qu’il considère les Français comme ses ennemis, vaudra un « automne chaud » à la France. Le pays ne pourra retrouver sérénité et stabilité qu’à partir du moment où ce président démissionne ou lorsqu’il sera destitué. Tant que cet homme continue à malmener son peuple, la France restera un baril de poudre dont la mèche brûle déjà.

La politique macronienne que l’on qualifie souvent comme du « néo-libéralisme », peut se traduire par une formule simple : « On donne aux riches et on prend aux pauvres ». Cette politique est menée depuis 2017, a valu à la France la lanterne rouge des pays endettés en Europe et a crée une paupérisation galopante de la population. Tant que ceux qui sont responsables de cette dégringolade de la France et dont le mandat a été terminé par les Français aux urnes, sont toujours aux manettes, le pays restera en « mode insurrection ». Et pendant que tout le monde établit des bilans chiffrés, les préparations des prochaines journées d’action sont déjà en cours. Dommage que la France ait élu un président qui se fiche complètement des Français et de la France. Faudra être plus attentif lors des prochaines échéances électorales…

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