Merci, Monsieur Zelenskyi…
Les attaques sur les deux gazoducs « Nord Stream 1 » et « Nord Stream 2 » en septembre 2022, pendant longtemps attribuées à la Russie, étaient l’œuvre de l'Ukraine.
Entrepôt de 5000 tuyaux utilisés pour la construction de Nord Stream 2 au port de Mukran sur l'île de Rügen. Foto: Josef Streichholz / Wikimedia Commons / CC-BY-SA 4.0int
(KL) – L’énigme autour de la destruction des deux gazoducs « Nord Stream 1 » et « Nord Stream 2 » dans la Mer Baltique en septembre 2022, commence à se clarifier. Les enquêtes du parquet fédéral allemand et du « Wall Street Journal » ont permis d’identifier les auteurs de ces explosions et de savoir qui était derrière ces attaques ayant causé des dégâts de 9 milliards d’euros. L’équipe ayant effectué ces attaques était ukrainienne, l’auteur principal, un certain Volodymyr Z., professeur de plongée, est maintenant recherché par un mandat d’arrêt international (et il a disparu en Ukraine) et on commence aussi à comprendre qui avait donné les ordres et qui était au courant au niveau du gouvernement ukrainien.
Volodomyr Zelenskyi était au courant de cet acte de sabotage et l’avait avalisé, mais la CIA a eu vent de ce projet et avait demandé au président ukrainien de stopper cette action. Selon les enquêteurs, Zelenskyi aurait alors essayé d’avorter le projet, mais son ordre n’a pas été transmis par le chef de l’état-major Valéry Zalouchnyi qui lui, avait expliqué qu’il était trop tard pour arrêter l’équipe en route vers l’île de Rügen d’où elle partait pour effectuer les attaques sur les deux gazoducs.
Le chef de l’opération était un officier des services secrets ukrainiens du nom de Roman Tchervynsky. Une fois lancée, l’équipe ne pouvait plus être arrêtée, comme l’avait expliqué Zalouchnyi à son président. « C’est comme un torpédo, une fois lancé, on ne peut plus le rappeler ».
En Allemagne, cet incident a déclenché une forte irritation. La construction du gazoduc « Nord Stream 2 » traversant la Mer Baltique a coûté 9 milliards d’euros et on s’étonne que l’Ukraine commette des actes terroristes contre l’un des pays qui la soutient de manière très généreuse, avec de l’argent, des armes et en ayant accueilli 1,18 millions de réfugiés ukrainiens qui bénéficient de conditions dont les réfugiés arrivant d’autres pays, ne peuvent que rêver.
Comment peut-on discuter sérieusement d’accueillir l’Ukraine dans les organisations occidentales comme l’OTAN ou l’UE lorsque le pays commet des actes terroristes contre des membres de ces organisations ? En vue des résultats des enquêtes (que la Suède, le Danemark et la Pologne avaient rapidement classées sans suite, probablement quand ils se sont rendus compte que les enquêtes allaient donner un résultat « politiquement indésirable »), et on sait maintenant que Zelenskyi avait personnellement avalisé ces attaques, en essayant de les stopper suite à l’intervention de la CIA.
Et on se souvient des prises de position occidentales suite à ces attaques, quand tout le monde « savait » que ces explosions étaient l’œuvre de la Russie. Aujourd’hui, on sait que cette attaque a été commise par l’Ukraine et tant que la question des 9 milliards d’euros de dégâts n’est pas réglée, il faudra geler les discussions autour d’une adhésion de l’Ukraine à ces organisations occidentales.
Si on peut comprendre que l’Ukraine veut se défendre par tous les moyens, le personnage de Zelenskyi pose de plus en plus de questions, y compris avec cette attaque sur la région russe de Koursk, effectuée aussi avec des armes américaines, britanniques et allemandes, comme Zelenskyi le répète à toutes les occasions, dans l’espoir de provoquer une « réaction gigantesque » russe qui elle, pourrait forcer l’OTAN à intervenir directement dans cette guerre qui à ce moment-là, pendrait l’allure de la IIIe Guerre Mondiale.
Après deux ans et demi de guerre en Ukraine, il s’avère que Zelenskyi est un partenaire aussi peu fiable que Poutine et l’Occident devrait commencer à se poser la question si le fait de continuer à suivre aveuglement le président ukrainien, conduit vraiment à la paix. Les actions de Zelenskyi ne le rapprochent justement pas d’une « juste paix » (quelqu’un connaît un exemple dans l’histoire où un pays militairement battu aurait dicté les conditions d’une « juste paix »?), mais conduisent à une escalade qui a le potentiel très concret de se transformer en conflit nucléaire. Les « négociations de paix » proposées pour le mois de novembre n’auront pas lieu et finalement, autant la Russie que l’Ukraine font leur possible pour faire durer cette guerre et pour rendre toute initiative de paix impossible. Mais au lieu de réfléchir à une vraie stratégie, on continue à répéter machinalement les slogans de propagande ukrainiens, on continue à verser des sommes pharaoniques dans une guerre que l’Ukraine ne peut pas gagner et on regarde comment Poutine et Zelenskyi sacrifient la jeunesse de leurs pays dans une guerre qui ne pourra pas connaître un dénouement « juste ».
Zelenskyi aura du mal à regagner la confiance des Allemands qui se rendent compte que l’Allemagne verse des sommes extraordinaires à un pays qui n’hésite pas à effectuer des attaques sur ceux qui le soutiennent, tout en essayant de mentir à ses « partenaires ». En l’état, il convient de soutenir l’Ukraine, mais sans ces promesses d’une adhésion aux structures occidentales et autrement que jusqu’ici. Là, cette guerre n’arrange que les intérêts de ceux qui gagnent beaucoup d’argent avec cette guerre et toutes les guerres, l’ardoise sera payée, comme toujours, par ceux que les puissants sacrifient pour leurs propres intérêts. Il est grand temps de réfléchir à une nouvelle approche occidentale à cette guerre.
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