Merci pour tout, Monsieur Beckenbauer
A l'âge de 78 ans, l'un des plus grands footballeurs de tous les temps s'est éteint – Franz Beckenbauer restera dans la mémoire collective des Allemands et de tous les amateurs du football.
Fritz Walter et Franz Beckenbauer - deux des plus grands du football allemand et mondial. Foto: Magnusson Friedrich (1914 - 1987) / Wikimedia Commons / CC-BY-SA 3.0de
(KL) – L’un des premiers matchs de football que j’ai vu à la télévision (un petit poste SABA que mon père avait acheté l’année précédente pour que nous puissions suivre Neil Armstrong faire ses premier pas sur la lune), était la demi-finale de la Coupe du Monde 1970 au Mexique, un Italie – Allemagne qui devenait un match d’anthologie. Franz Beckenbauer s’était fracturé un bras pendant le match et continuait à jouer, le bras dans un bandage collé, pendant toute la prolongation qui s’était alors soldée par un 4-3 pour l’Italie. Et Franz Beckenbauer gagnait pendant cette prolongation perdue, le statut d’un « héro national ».
Après, il a toujours été là. Champion du Monde en 1974 avec la génération des Gerd Müller, Katsche Schwarzenbeck, Uli Hoeness, Paul Breitner et les autres, Champion du Monde en tant qu’entraîneur en 1990, et entre temps, il avait gagné tout ce qu’un footballeur pouvait gagner à l’époque.
Franz Beckenbauer, c’est la Ligue des Champions des Pelé, Cruijf, Maradona, Zidane, Ronaldo, Puskas, Messi, des tout grands. Que ce soit au Bayern, club de presque toute sa carrière, au Hamburger SV ou chez Cosmos New York, le numéro 5 a révolutionné le jeu défensif en portant le concept du libéro à sa perfection.
Après sa carrière exceptionnelle, son retour en tant que sélectionneur de la « Mannschaft » était bluffant. En 1990, il gagnait la Coupe du Monde avec la génération Matthäus. A partir de ce moment, Franz Beckenbauer avait gagné un statut de « elder statesman », d’un homme dont la parole compte, qu’il s’agissait de sport, de politique ou de culture. Si l’homme avait eu l’idée de se présenter à des élections, il aurait été élu.
Et on lui pardonnait tout, ses histoires qui resteront ses histoires.
Merci Franz Beckenbauer, pour ces heures et heures de matchs de foot avec votre élégance, votre technique, votre vision du jeu unique. Reposez en paix.
Kommentar hinterlassen