Micro européen – La Roumanie et les élections européennes
José-Manuel Lamarque continue son « Tour de l'Europe » sur France Info, à quelques semaines des élections européennes. Aujourd'hui – la Roumanie avec la journaliste roumaine Michaela Antoche.
La Roumanie entre traditions et un avenir européen et moderne - comment vont voter les Roumains le 9 juin prochain ? Foto: Mihai Petre / Wikimedia Commons / CC-BY-SA 3.0ro
(José Manuel Lamarque / France Info) – Avant les élections européennes, José-Manuel Lamarque reçoit Michaela Antoche, journaliste, correspondante roumaine à Paris, de la télévision publique roumaine, pour faire le point sur les élections européennes le 9 juin prochain. La Roumanie est entrée dans l’espace Schengen le 31 mars dernier, pour l’instant, « Schengen » est réalisé par les voies aériennes et les voies maritimes.
Concernant les élections européennes, la coalition au pouvoir, les sociaux-démocrates du PSD et les libéraux du PNL ont fusionné pour une liste commune. Que représentent-ils en Roumanie ?
Michaela Antoche : Ces deux partis sont en tête de classement dans tous les sondages. Ils ont vraiment la possibilité maintenant de faire opposition au parti AUR, plutôt souverainiste, anti-globaliste et eurosceptique, qui monte dans les sondages, et montre que cette doctrine politique est en train de monter, même en Roumanie.
Les sociaux-démocrates d’un côté, les libéraux, AUR l’extrême-droite, qui a-t-il comme autre parti en Roumanie, qui compte ?
MA : On a une alliance aussi qui s’appelle « La force de la Droite unie », qui englobe trois formations politiques, l’Union UCR, comme on dit en Roumanie. Après ça, c’est le mouvement politique qui s’appelle PMP, et la force de droite qui font moins maintenant une vraie coalition de droite conservatrice, la droite pure et dure. Et maintenant, cette force de l’union de droite occupe la deuxième ou troisième place dans les sondages, ça dépend de quel sondage on parle….
Justement les sondages en Roumanie, qui arrive en tête pour ces élections européennes ?
MA : Pour le moment, l’Alliance PSD-PNL, qui est au pouvoir, tous les commentateurs de la politique roumaine disent que cette alliance sociale-démocrate et libérale va gagner les élections européennes. Derrière, arrive l’Alliance pour l’Union des Roumains, parti nationaliste, eurosceptique, anti-globaliste. Mais attention, cette Union n’est pas fédéraliste, pour une Europe unie, donc ils ne sont pas pour sortir la Roumanie de l’Union européenne, pas du tout. Et il y a aussi une antenne SOS Roumanie, qui a presque doublé dans les sondages, qui monte aussi et est aussi un parti anti-globaliste et eurosceptique nationaliste, plutôt droite, droite extrême.
Et cette fameuse union des droites, où se trouve-t-elle ?
MA : La force de la Droite unie a commencé l’année en troisième position, mais est monté jusqu’à 24,7% des options. Ça signifie qu’elle arrive en deuxième position dans les sondages actuels, et pour l’instant, la troisième position revient à l’Alliance pour l’Unité des Roumains qui est préférée.
Quand vous dites préférée, quel est le profil de l’électeur roumain qui ira voter ?
MA : Pour cette Alliance pour l’Unité des Roumains, ce sont les jeunes qui vont voter pour la première fois, pour les nationalistes oui, les jeunes âgés de 18 ans. Alors ils vont voter pour la première fois. La tranche d’âge entre 18 et 29 ans qui préfère cette alliance et qui voit dans cette alliance un moyen d’avoir un peu de prospérité et de lutter contre la corruption, contre cette menace qui existe.
Parce que si vous descendez dans la rue et vous demandez aux Roumains, quels sont les problèmes de la Roumanie, ils disent corruption, menaces de guerre, menaces terroristes, pouvoir d’achat, ce qui veut dire la pauvreté et le chômage.
Michaela, une question géopolitique. La Roumanie telle qu’elle est aujourd’hui, a-t-elle encore des visées sur la Moldavie ?
MA : La plupart des citoyens de la République de Moldavie ont des cartes d’identité roumaines. Ce qui veut dire qu’ils voyagent et travaillent comme ils veulent. Pour le moment, ce parcours européen de la République de la Moldavie donne une possibilité à la nouvelle génération d’espérer intégrer l’Union européenne.
Et justement, est-ce qu’on rêve encore aujourd’hui de la Grande Roumanie avec la Moldavie dans la Roumanie ?
MA : Ça reste évidemment dans tous les cœurs des Roumains, et dans tous les cœurs des citoyens de la République de Moldavie. Mais maintenant, quand on regarde ce qui se passe en Ukraine, en Transnistrie, évidemment, on peut dire que c’est un rêve, mais quand il va se réaliser, ça c’est une question sans réponse aujourd’hui…
Pour écouter l’intégralité de l’émission « Micro européen » sur France Info, il suffit de CLIQUER ICI !
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