Nicolas Sarkozy ne sera pas le 7e premier ministre de Macron
La carrière politique de l'ancien président de la République est finie. Condamné pour « corruption », Sarkozy fera connaissance du bracelet électronique.
Nicolas Sarkozy indique ses chances de revenir dans la politique... Foto: swiss-image.ch / Photo by Moritz Hager / World Economic Forum / Wikimedia Commons / CC-BY-SA 2.0
(KL) – Trois ans de prison, dont deux avec sursis, et un aménagé sous bracelet électronique – voilà le verdict de la Cour de Cassation qui lui, a confirmé le jugement de la Cour d’Appel. Encore convié par Emmanuel Macron début septembre dans le cadre des « consultations », Sarkozy avait certainement encore des ambitions politiques, mais la France n’est pas les États-Unis où même des criminels condamnés peuvent encore prétendre au plus haut poste de l’état. La carrière politique de Nicolas Sarkozy s’est donc terminée hier.
Il n’y a plus aucun recours de possible contre ce verdict de la Cour de Cassation. En 2014, Sarkozy avait essayé, par le biais de son avocat Thierry Herzog, d’obtenir des secrets d’instruction dans le cadre d’une autre de ses affaires, moyennant le soutien du président pour que le juriste Gilbert Azibert pour que ce dernier puisse obtenir un poste convoité à Monaco. Les deux autres protagonistes ont été condamnés à la même peine que Sarkozy.
Cerise sur le gâteau : Sarkozy perd est aussi l’éligibilité pour trois ans, donc, politiquement parlant, il est définitivement out. Et les Français ont la sécurité que Sarkozy ne sera pas le 7e premier ministre d’Emmanuel Macron, lorsque le 6e, François Bayrou, aura échoué.
Par contre, contrairement à d’autres criminels, les gens de la haute société ne verront pas une prison de l’intérieur. Pourtant, ce n’est pas tout. D’autres procédures arrivent à maturation, comme son procès pour le financement de sa campagne électorale pour laquelle il a déjà été condamné, en attendant ici aussi le jugement de la dernière instance, sans oublier le dossier « Libye » qui risque de peser aussi. Bref, Nicolas Sarkozy ne reviendra pas sur le devant de la scène politique.
Dans tous les cas, c’est un bon signe que la justice n’hésite pas à mener des procédures contre des hauts responsables politiques, même si les peines sont encore relativement clémentes. Mais le bracelet électronique de Nicolas Sarkozy, c’est quand même la honte…
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