Réalisme suisse

Les mots choisis par la Présidente suisse Viola Amherd et son ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis lors de l'annonce d'un sommet sur la guerre en Ukraine, donnent un peu d'espoir.

C'est à l'Hôtel Bürgenstock près de Lucerne en Suisse qu'aura lieu le sommet sur la paix en Ukraine les 15 et 16 juin 2024. Foto: Emanuel Ammon/AURA / Wikimedia Commons / CC-BY-SA 3.0

(KL) – La Russie ne participera pas au sommet organisé à l’Hôtel Bürgenstock près de Lucerne en Suisse les 15 et 16 juin prochains, sommet qui met le terme « paix » au centre des débats, même si ce sommet ne pourra que déclencher une réflexion concertée quant à d’éventuelles démarches visant, elles, effectivement la fin des combats et le début d’un processus de paix. C’est peu et en même temps, c’est beaucoup. Une petite lueur d’espoir.

« Aucun plan de paix ne sera signé lors de ce sommet », disait la Présidente Fédérale Viola Amherd, « mais nous espérons pouvoir démarrer un processus de paix. » Au ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis de préciser « un tel processus ne pourra avoir lieu sans la Russie ». Une centaine de pays sera conviée à ce sommet, les Etats-Unis ont déjà annoncé leur participation en la personne de Joe Biden et il s’agira donc de s’accorder sur une démarche visant à ouvrir une voie à la Russie (et d’autres pays partenaires de Moscou) pour entrer dans un dialogue.

A l’annonce de ce sommet, la Russie a déclaré qu’il s’agissait d’une initiative américaine qui se dirigeait contre la Russie et qu’un tel sommet n’avait donc aucune valeur. Du moins, c’est la position russe présentée par la virulente Maria Sakharova, influente porte-parole de Sergeij Lavrov. Mais la Suisse a parfaitement raison de lancer ce sommet, à condition qu’il y soit réellement question de paix, et non seulement de milliards de dollars et de systèmes d’armes.

Le réalisme suisse lors de l’annonce de ce sommet fait du bien. Il contraste avec les paroles belliqueuses que l’on entend depuis trop longtemps des deux côtés. Il faut donner une chance à la chance, il faut espérer que la modération et la médiation suisse de ce sommet puissent être couronnées par un premier succès – trouver le moyen d’ouvrir un dialogue avec la Russie visant la fin de la tuerie à l’est de l’Ukraine.

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