Six semaines d’horreur
Depuis six semaines, plus de 200 otages se trouvent entre les mains de terroristes barbares. Si jamais certains parmi eux arrivaient à survivre, ils seraient traumatisés à vie.
Une accalmie à Gaza doit passer par la libération immédiate des otages. Foto: Eurojournalist(e) / CC-BY 2.0
(KL) – En six semaines, le Hamas a réussi à se poser en victime, faisant oublier les images du rave party où les terroristes avaient massacré plus de 200 jeunes, les images de la jeune Shani Louk dénudée sur un pick-up avec des barbus au comportement pire que des animaux qui crachaient sur son corps, les images des kibboutz où femmes, hommes, enfants, bébés et vieilles personnes avaient été massacrés, brûlés vifs, violés, enlevés par ceux qui aujourd’hui, sont généralement désignés respectueusement comme des « combattants pour la libération ». Depuis six semaines, les otages enlevés par le Hamas vivent un cauchemar quelque part dans la bande de Gaza où les terroristes abusent de l’ensemble de la population comme bouclier humain, sous les applaudissements de l’ONU, de Greta Thunberg et d’une partie de la gauche occidentale. Au lieu de demander la libération immédiate de ces otages (dont la grande majorité sont des civils), le monde se range du côté des terroristes en omettant de demander quoi que ce soit au Hamas. Les négociations actuellement menées avec la médiation du Qatar ne peuvent pas vraiment être considérées comme un appel de la communauté internationale pour la libération des otages.
Non, les terroristes du Hamas ne sont pas des victimes, mais des criminels sanguinaires. Au lieu d’appeler un chat un chat et de mettre les terroristes sous une pression maximale, la communauté internationale préfère se liguer contre Israël, rejoignant ainsi le front anti-israélien qui vise ouvertement l’anéantissement de l’état d’Israël, tout en annonçant d’autres atrocités contre les civils israéliens. Mais là, on mélange tout.
Ils ne sont pas nombreux à soutenir la politique de colonisation désastreuse et criminelle du gouvernement israélien. Il est évident que sur cette question, la carrière politique de Benjamin Nethanyahou se terminera et il faut espérer qu’un jour, il aura à répondre de ses actes devant un tribunal, idéalement à La Haye. La résistance contre Nethanyahou se forme non seulement au niveau international, mais également en Israël et on peut compter sur un changement profond de cette politique. A condition, bien entendu, que l’état d’Israël obtienne des garanties de sécurité fiables, car il ne faut pas non plus oublier que depuis des décennies, Israël vit en permanence sous la menace de ses voisins et du monde arabe et musulman. Mais cette question politique qui, à terme, doit conduire à une solution à deux états, ne justifie en aucun cas les atrocités commises par les terroristes du Hamas. Et pas non plus la prise d’otages.
Plusieurs otages ont déjà été retrouvés morts et leur nombre risque d’augmenter tous les jours. Dans ce contexte, il est étonnant que la communauté internationale ne demande pas au Hamas de les libérer immédiatement (d’accord, la résolution de l’ONU le demande dans une demi-phrase, mais depuis le vote, plus personne et surtout pas le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, ne les mentionne) et de cesser de mettre en danger la population civile à Gaza. Au contraire, la communauté internationale ne trouve rien à redire aux attaques permanentes du Hamas sur les villes en Israël qui visent uniquement les populations civiles, et les annonces des cadors du Hamas de vouloir réitérer les atrocités du 7 octobre dernier, n’ont même pas été commentées par l’ONU et d’autres organisations internationales.
La clé vers un apaisement de la situation ne se trouve pas seulement en Israël, mais surtout au niveau du Hamas qui pourrait a) libérer les otages, b) cesser de mettre en danger de mort les civils palestiniens et c) déposer les armes pour permettre des négociations et le sauvetage des populations civiles. Etonnant que personne n’estime nécessaire de demander aux partenaires et financiers du Hamas de mettre cette organisation sous pression pour faire sa part en vue d’une accalmie de la situation.
Souvenez-vous de Shani Louk, cette jeune israélo-allemande qui a payé sa participation à un festival de musique avec sa vie. Aujourd’hui, le monde croit les mensonges des terroristes qui fabulent de « confrontations » et « affrontements » qui les auraient obligés à utiliser des moyens barbares. Combien de Shani Louk faudra-t-il avant que la communauté internationale mette tout en œuvre pour la libération de ces otages qui actuellement, se font tuer les uns après les autres ?
Tant que la communauté internationale regarde les agissements du Hamas les bras croisés et de manière de plus en plus bienveillante, l’armée israélienne n’arrêtera pas son combat contre cette organisation terroriste, tout en essayant de trouver et de libérer des otages. Ceux qui veulent apaiser la situation ne peuvent pas se limiter à pointer Israël du doigt, ils doivent également intervenir au niveau du Hamas et de ses alliés. L’après-Nethanyahou sera discuté après. Mais rien ne bougera tant que ces plus de 200 otages se trouvent encore entre les mains de leurs ravisseurs criminels.
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