Un homme sans parole…

Président le plus honni des Français, Emmanuel Macron restera aussi dans l’Histoire comme un homme sans parole, mais au demeurant, un très grand baratineur.

Un homme sans parole et son homologue de la Commission Européenne, qu'il conviendrait de renvoyer au plus vite à leurs chères études. Foto: Christophe Licoppe, European Union 2025 EC / Wikimedia Commons / CC-BY 4.0int

(Jean-Marc Claus) – Lors d’une séquence du Grand Débat National, Emmanuel Macron disait le 18 mars 2019, avec son habituel ton et ses manières de télévangéliste : «  Le quinquennat phasé ne permet plus une forme de respiration démocratique de ‘midterm’ à la française. En tous cas de césure, de respiration où le peuple français peut dire j’ai confiance dans votre projet, donc je vous redonne une majorité pour le faire. La réalité si on allait au bout de la logique, c’est que le Président de la République ne devrait pas pouvoir rester s’il avait un vrai désaveu en terme de majorité. En tous cas, c’est l’idée que je m’en fais, et qui est la seule qui peut accompagner le fait d’assumer les fonctions qui vont avec. ».

Où en est-il six ans et demi après cette vaste opération d’enfumage, organisée alors avec maestria, par un certain Sébastien Lecornu, suite à la « crise des gilets jaunes ? « Un homme qui ne tient pas parole, n’est guère plus utile qu’un char à bœufs sans joug ou qu’une voiture sans attelage », affirme un proverbe chinois. Si l’inutilité du président-monarque doit être évaluée, au regard du nombre de paroles non tenues, il y a tout lieu de penser que nous avons affaire à quelqu’un d’une infinie inanité. Chose d’autant plus grave, qu’il se glorifie d’avoir été de 1998 à 2001 assistant de Paul Ricoeur, un philosophe qui écrivait en 1995 dans « Le Juste » : « La fatalité, c’est personne, la responsabilité, c’est quelqu’un ».

La crise tridimensionnelle (économique, politique et de régime) que traverse actuellement le pays, n’a rien d’une fatalité. L’un de ses principaux responsables est ce Chef de l’État qui s’accroche à sa fonction, alors qu’une très large majorité de citoyens le rejette avec force. Ce président qui ne préside plus rien d’autre que son incommensurable suffisance, s’installe non seulement dans le déni de démocratie depuis les élections européennes et législatives de 2024, mais n’a cessé dès son élection en 2017, de trahir sa propre parole.

« La première bataille : loger tout le monde dignement. Je ne veux plus d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois, perdus. C’est une question de dignité. C’est une question d’humanité, et d’efficacité là aussi », affirmait-il pompeusement en juillet 2017. Force est de constater huit ans plus tard, que le compte n’y est pas. Par contre le conte de fées se poursuit, pour cet ex-golden boy ayant trouvé infiniment plus sûr que la finance, pour lui garantir une existence confortable jusqu’à son dernier jour.

Depuis la « première bataille » du logement digne pour tous, visiblement devenue une Bérézina, il en est à « La réalité si on allait au bout de la logique, c’est que le Président de la République ne devrait pas pouvoir rester s’il avait un vrai désaveu en terme de majorité » qui devient « La réalité si on va au bout de la logique, c’est que le Président de la République doit pouvoir rester car il n’a pas un vrai désaveu en terme de majorité ». C’est ainsi que vont bientôt surgir dans le monde réel, des formules telles que : « La guerre c’est la paix. La Liberté c’est l’esclavage. L’ ignorance c’est la force. ». Une conception du monde vers laquelle nous allons à grands pas, avec la monté en puissance de l’extrême-droite, contre laquelle Emmanuel Macron prétend lutter

Dans son infinie sagesse, Confucius disait : « L’homme supérieur c’est celui qui d’abord met ses paroles en pratique, et ensuite parle conformément à ses actions ». Il ne suffit pas de se croire un grand homme, pour l’être effectivement…

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