Un nom des plus haïssables

Quand il ne sera plus président, son patronyme inscrit partout, inspirera très longtemps, le plus profond dégoût...

Crackpot Don ne tardera plus à se proclamer God Himself. Foto: Gage Skidmore / Wikimedia Commons / CC-BY-SA 2.0

(Jean-Marc Claus) – Si son premier mandat avait de par le Monde, provoqué plus de fous-rires que de manifestations d’indignations, il en va tout autrement du second, dont il serait bénéfique pour l’Humanité entière, qu’il s’interrompe avant son terme légal. Donald Trump, qui n’a cessé de harceler celui qu’il surnommait Sleepy Joe, s’avère être un véritable Crackpot Don. Tellement cinglé et tordu, que dans sa mégalomanie congénitale, il affirme sans sourciller : « Personne n’a fait plus pour le christianisme que moi. » et « Personne n’aime la Bible plus que moi. ».

Arrivé à ce degré de nombrilisme et de fabulation, le blasphème n’est plus une option, mais un passage obligé pour décrocher la couronne de lauriers de l’ineptie. « Père, pardonne-lui, car il ne sait pas ce qu’il dit et encore moins ce qu’il fait. », serions-nous tentés d’implorer, dans une intercession empreinte de la charité, qui fait si cruellement défaut à ce pseudo-chrétien. Mais qui sommes-nous donc, pour demander l’effusion de la grâce divine, sur cet autoproclamé stable genius, qui dans son cheminement sénilo-mégalomaniaque, ne va pas tarder à s’instituer God Himself ?

Alors oui, aucun Mister President, aux yeux des bas-de-plafond de la constellation maga-évangélique, n’a fait plus pour le christianisme que Crackpot Don. Entouré d’exaltés tels que Paula White et Pete Hegseth, celui dont les paroles et les actes contredisent en permanence les valeurs chrétiennes élémentaires, s’institue bienfaiteur du christianisme. Une autopromotion à laquelle, seuls les maga-évangéliques, peuvent accorder du crédit.

Quant à aimer la Bible, comment un homme qui ne lit pas, peut-il l’apprécier, si ce n’est en la tenant pour une amulette, une mascotte ou tout autre objet d’idolâtrie et de superstition. Soit l’exact opposé, du message biblique. A savoir que par nature, le Logos ne s’accommode d’aucune idolâtrie ou quelconque forme de superstition. Non content d’être un gros menteur, Crackpot Don est un grand blasphémateur. Mais il n’est pas à cela près. Ainsi aime-t-il tant les breloques et les titres honorifiques, que celui du Most Wonderful Fake Faith Dealer (MWFFD) lui irait comme un gant (de soi).

Mais ce qui restera de ce Mister President, tellement avide de voir son patronyme inscrit partout, sera notamment pour les deux raisons citées plus haut, un nom des plus haïssables. Dénaturant, souillant, brisant tout ce qu’il touche, l’Histoire conservera de ce businessman-président, le souvenir d’une dévastation hors-normes et d’un totale inversion des normes. Quand il ne sera plus président, car alleged stolen election ou pas, cela se produira tôt ou tard, son patronyme inscrit partout, inspirera le plus profond dégoût, et pas qu’aux seules victimes, tant directes que collatérales, de sa criminelle nigauderie.

Coincé entre les révélations des Epstein Files, qui ne cessent de lui revenir à la figure comme un boomerang perpétuel, et véritable épée de Damoclès, les dossiers immanquablement constitués par les services secrets russes, Crackpot Don n’a guère d’autre choix que d’engager des guerres, au bénéfice des ennemis des démocraties. Guerres préparées de longue date, contre son propre pays. Guerres improvisées, contre d’autres pays. Ce prétendant au Prix Nobel de la Paix, se la joue Lord of War, alors qu’à l’époque de la Guerre du Vietnam, il avait trouvé le moyen d’échapper à la conscription. Ainsi, le voir effectuer des saluts militaires, dans l’exercice de ses fonctions présidentielles, est-il aussi insupportable qu’une caresse d’Émile Louis sur la tête d’une enfant.

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