Une bande de bras cassés
Le président américain Donald Trump et ses sbires ne réussissent pas grande chose. Mais ça ne les empêche pas d'insulter et de menacer le monde entier. Sauf la Russie.
Avec sa boule de démolition, Trump est en train de casser toutes les relations transatlantiques. Foto: DonkeyHotey / Wikimedia Commons / CC-BY-SA 2.0
(KL) – Hein, les Européens seraient des parasites ? Du moins, c’est ce que le fantasque vice-président US J. D. Vance avait déclaré et son patron, interrogé sur cette déclaration, a loupé l’occasion de rectifier cette phrase peu diplomatique, en surenchérissant. Interrogé par un journaliste, Trump a dit : « Vous voulez vraiment une réponse ? Oui, je pense qu’ils se sont comportés comme des parasites. L’Union européenne était terrible avec nous. » Toutefois, on constate que le dernier pays que la nouvelle équipe de Donald Trump n’insulte et ne menace pas, est la Russie. Il est temps de se poser des questions sérieuses quant aux relations transatlantiques.
Face aux comportements de cette administration Trump, qui ressemble davantage à une bande de roquets dans une cour de récréation que comme un gouvernement, il convient de tirer un premier bilan des « succès » de cette administration pendant les trois premiers mois de son mandat. Généralement, les choses annoncées avec beaucoup de bruit, n’ont pas fonctionné et les rares choses que Trump & Co. ont effectivement mis en œuvre, sont soit ridicules, soit dangereuses. Mais quand on veut être le patron du monde, une grande gueule ne suffit pas…
Dommage que les responsables européens soient toujours extrêmement lents à comprendre et à réagir. Visiblement, à Bruxelles et dans les capitales européennes, on n’a toujours pas compris qu’aujourd’hui, les États-Unis représentent autant un danger pour les équilibres mondiaux que la Russie. Au moins pendant les 3,75 ans à venir, les USA ne sont plus un partenaire fiable, mais une variable imprévisible et pas digne de confiance. Plus vite on comprend ce changement à Bruxelles, plus vite l’Europe pourra s’adapter à une situation fondamentalement changée.
Si l’on ne regarde que les faits, le bilan des trois premiers mois du règne Trump est extrêmement faible. Certes, Trump et ses collègues inondent quotidiennement les réseaux et rédactions avec des prises de position assez extrêmes et souvent contradictoires, mais outre le changement du nom du « Golfe de Mexique » en « Golfe d’Amérique » (que personne en dehors des États-Unis n’a adopté…), outre une chasse à l’homme sur les étrangers aux USA, ils n’ont rien réussi. Au contraire – la guerre en Ukraine continue comme avant et Poutine se moque ouvertement de Trump ; la guerre à Gaza a repris et le projet immobilier de Trump à Gaza ne se réalisera jamais ; les droits de douane que Trump modifie presque quotidiennement, ont surtout impacté le pouvoir d’achat des Américains ; et en seulement trois mois, cette équipe de bras cassés à fait en sorte que presque le monde entier ne fait plus confiance aux États-Unis.
L’équipe Trump fait seulement tête basse vis-à-vis de la Russie et de Vladimir Poutine qui fait des Américains ce qu’il veut. Non seulement que Trump n’a pas réussi à stopper la guerre en Ukraine, mais en plus, depuis qu’il a cherché à renouer avec Poutine, les attaques mutuelles deviennent de plus en plus intenses et meurtrières. Donc, pour l’instant, Trump est en échec et a même empiré la situation.
L’arrogance et l’attitude des Américains, également dans le dossier du Groenland, sont du jamais vu sur la scène internationale. Trump & Co. ne cessent de mentir et le monde entier doit réagir pour rectifier ces mensonges. Ainsi, Trump avait déclaré que « les Groenlandais l’appelaient et l’avaient invité au Groenlande », ce qui est archi-faux, les Groenlandais l’avaient explicitement prié de passer son chemin. Mais Trump n’est pas à un mensonge près.
Intéressant – le mécontentement dans la partie des Américains pas encore totalement abrutie par la frénésie MAGA, grandit. De nombreux Américains se rendent compte que l’arrivée de Trump dans la Maison Blanche pour un deuxième mandat est une catastrophe, mais maintenant, il est trop tard. Un peu comme en France après la réélection de Macron qui elle aussi, représente le mandat de trop.
Théoriquement, l’évolution devrait forcer la main aux Européens de se serrer les coudes, mais malheureusement, cela n’arrivera pas, l’Europe étant aujourd’hui fractionnée et pas vraiment en mesure d’avancer de manière solidaire. Mais quelqu’un devrait quand même dire à Trump et Vance que les Européens ne sont pas des parasites. Parce que là, ces bras cassés dépassent toutes les bornes.
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