Une « paix » qui n’en est pas une
Théoriquement, les combats entre les terroristes du Hamas et l'armée israélienne ont cessé le 10 octobre dernier. Seul problème – ce cessez-le-feu n'est que partiellement respecté.
La paix annoncée à Sharm-el-Sheik n'a pas été signée par le Hamas et par Israël. Et elle est plus que fragile. Foto: Roman Ismayilov / Wikimedia Commons / CC-BY 4.0int
(KL) – On l’avait craint et malheureusement, on avait raison de le craindre – à Gaza, il s’agit d’une « paix made in USA » qui est déjà violée des deux côtés et si cette évolution continue, on y connaîtra, comme en Ukraine, une reprise et escalade du conflit. Le Hamas s’attaque à nouveau aux soldats israéliens qui se trouvent derrière la « ligne jaune », il attaque aussi les civils palestiniens et l’aviation israélienne effectue à nouveau des frappes, cette fois dans le sud de Gaza.
Si le Hamas dément les plans de nouvelles attaques sur les civils palestiniens, dont le ministre des affaires étrangères américain Marco Rubio avait mis en garde les « pays garantissant la paix », force est de constater que le Hamas refuse, contrairement au traité signé à Sharm-el-Sheik, de se laisser désarmer et surtout, à aucun moment, l’organisation terroriste n’a renoncé à ses objectifs génocidaires contre l’état d’Israël et sa population juive. En même temps, les agissements des colons orthodoxes en Cisjordanie ne sont pas non plus de nature à réinstaurer une quelconque confiance.
Cette « paix » n’en est pas une, il s’agit d’une courte phase humanitaire qui peut se terminer à tout instant. Pendant ce temps, les soutiens palestiniens et du Hamas à l’Occident commencent à manquer de sujets pour manifester et pour exprimer leur soutien au terrorisme international. Alors, ils se rabattent sur le « problème » des participants à la « croisière-selfies » financée par le représentant du Hamas à Londres, à savoir que les participants doivent payer eux-mêmes le retour depuis Israël. Il est incroyable que ces jeunes et moins jeunes aisés continuent à déranger cette situation hautement sensible. Cette « flotilla » n’a ni amené des aides à la population palestinienne, ni contribué à apaiser la situation, les Greta Thunberg & Co. étaient tout simplement au mauvais moment au mauvais endroit.
Mais quelle sera la suite à Gaza ? Si le Hamas continue à se comporter comme actuellement, les terroristes pourraient être chassés et éliminés par l’armée israélienne, mais cette fois avec l’autorisation et le soutien des États-Unis. Du moins, c’est ce que Donald Trump a annoncé, mais cet homme annonce toujours beaucoup de choses.
Le Hamas et Benjamin Nethanjahu luttent chacun pour leur survie politique. En cas du désarmement du Hamas, les terroristes risquent d’être confrontés à la colère d’une population abusée comme « bouclier humain » depuis le 7 octobre 2023. De l’autre côté, Nethanjahu doit poursuivre sa carrière politique car dès qu’il perdra son immunité parlementaire, il risque de se retrouver devant de nombreux tribunaux. Comprendre : autant Nethanjahu et le Hamas ont un véritable intérêt à ce que la guerre ne s’arrête pas. Aussi étrange que cela puisse paraître – Nethanjahu a besoin du Hamas et le Hamas a besoin de Nethanjahu.
La nouvelle semaine nous réserve sans aucun doute de nouveaux revirements de la situation et force est de constater que « l’âge d’or de la paix au Moyen Orient » pour lequel Donald Trump s’est auto-célébré, n’était qu’une chimère. Attendons les événements de cette semaine pour voir la suite…
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