Usus magister est Optimus ?

Elon Musk annonçait mi-mars la prochaine production par sa société Tesla, de la troisième génération de robots humanoïdes Optimus. A l’instar des Cybertrucks, les pauvres automates vont-ils bien malgré eux, se livrer des strip-teases involontaires, en perdant incidemment leurs enveloppes corporelles ? Ce serait comique, s’il n’y avait pas bien pire à craindre…

A terme, les Optimus d’Elon Musk n’auront peut être pas d’autre utilité que d’amuser les visiteurs des parcs d’attraction ou d’enflammer les dance floors des night clubs... Foto: Steve Jurvetson / WikimediaCommons / CC-BY 2.0

(Jean-Marc Claus) – Après avoir licencié des fonctionnaires étasuniens, pour ensuite rappeler certains, comme il l’avait fait avec les salariés de Twitter, lors de son rachat, celui qu’on pourrait surnommer The Trump Doger, ambitionne de lancer à la conquête du monde, une armée de robots made by Tesla. Oui, une armée, car c’est à travers ce prisme guerrier, que le bouffon sous kétamine considère son apport à la société moderne.

Le premier courtisan dvery stable genius totalement incontrôlable et warrior president ambitionnant le Prix Nobel de la Paix, ne peut décemment employer un autre langage. Dans son infinie mégalomanie, il se propose de dépasser les limites actuelles de la robotique, pour donner à ses robots « Optimus » de troisième génération, des capacités d’adaptation proches des êtres vivants. Or, ces machines d’apparence humaine, ne sont rien d’autre que de la technologie dépendant d’impulsions électriques, qui n’ont rien de commun avec l’influx nerveux du cerveau d’un humain doté par nature d’une âme.

De l’assemblage sur une ligne de production, à des interactions plus personnelles, ces robots équipés de la puce AI5, seront censés développer des capacités de décision et atteindre un niveau de sophistication imitant l’intuition humaine. Mais comment, dans un système empilant une quantité phénoménale de datas et employant le arbres décisionnels les plus complexes, peut-on produire une connaissance spontanée et une compréhension immédiate n’ayant pas recours au raisonnement ?

Cinquante à cent mille unités d’Optimus seront fabriqués en 2026, pour atteindre le demi-million et peut-être même le million en 2027. Leur déploiement est initialement prévu pour officier dans les usines Tesla, en vue de remplacer les humains pour assurer les tâches complexes et/ou dangereuses. Mais le projet d’Elon Musk est de lancer ses Optimus à la conquête du monde de la santé, de l’assistance à la personne et de la domotique, espérant que tout-un-chacun voudra posséder ce bijou de technologie.

C’est là que l’ambition muskienne devient particulièrement inquiétante, car il n’est même pas sûr que ces robots ne soient pas équipés d’un kill switch permettant de les désactiver à distance. La rumeur qui avait attribué cette option, aux avions de chasse F-35 vendus par Lockheed Martin, pourrait bien ne pas être un fake chez Tesla. Mieux encore, pour un personnage dont la moralité frise le zéro absolu, accéder à l’intimité de ceux qui seront entre les mains de ses Optimus, ne fera qu’accroître son sentiment d’omnipotence et les exactions en découlant logiquement.

Elon Musk veut intégrer la robotique au quotidien, pour rendre les robots humanoïdes omniprésents et universellement bénéfiques. Mais quel crédit apporter à ce soi-disant apport universellement bénéfique d’Optimus, quand on observe le comportement et les dires du Trump Doger ? D’un côté sa mère May Musk le divinise et de l’autre, sa fille Vivian Jeta Wilson, le qualifie de tricheur. Quel pourrait être le juste milieu, si non le néant ?

Le projet Optimus remonte à 2021, et son actuelle troisième génération va produire des modèles d’une taille de 1,73 mètres, soit celle d’un humain. Son apparence sera humaine et depuis le début de l’année, Tesla recrute des testeurs, qui sont en réalité des vaches à datas. Mesurant entre 1,70 m et 1,80 m, pour de 23 à 44€ de l’heure, les candidats doivent notamment marcher sept heures par jour, équipés de casques de réalité virtuelle, ce qui, sur la base de 35 heures par semaine, fait un salaire mensuel allant de plus de 3.000€ à un peu plus de 6.000€.

Comme le disaient déjà en début d’année certains observateurs, le retour sur investissement n’est pas garanti pour Tesla, car rien ne laisse supposer que ces robots se vendront dans le grand public, et à plus forte raison maintenant que la marque subit de la part des consommateurs, une défiance comme on ne l’aurait jamais imaginé auparavant. Usus magister est optimus, dit laphorisme latin, conférant à l’expérience le magister suprême, mais si Elon Musk gave de datas ses Optimus, lui par contre, ne tire aucune leçon de rien.

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