« Zero Company » – les aléas du tournage
Dimanche 1er juin, l’équipe de la web-série « Zero Company » s’est donné rendez-vous sur la départementale 131 à Gerstheim pour un tournage inédit. Malheureusement, il y avait des complications.
« On doit trouver des solutions, improviser… c’est stressant », dit Léandre Etienne. Foto: Lucie Cardoso de Oliveira / CC-BY 2.0
(Lucie Cardoso de Oliveira) – Tout était prêt ou presque, lorsque l’équipe technique de la web-série « Zero Company » s’est donné rendez-vous en plein cœur de Gerstheim, pour une scène de course-poursuite, digne du cinéma hollywoodien. Motards, acteurs, maquilleuse, costumière, cadreuse, télépilote de drone, conducteur, photographe, perchiste, directrice de casting et 4 agents de sécurité étaient sur place pour orchestrer cette séquence. « L’objectif est de filmer une course-poursuite, moto-voiture avec le drone FPV (First Person View) pour amener du dynamisme et retranscrire l’effet de vitesse », explique Flavien Tuttle, cadreur, chef opérateur et télépilote de drone sur le tournage.
Un projet prévu depuis des semaines avec le maire de la commune, qui aura coûté exactement 1105 euros au réalisateur Léandre Etienne. En dépit de cet investissement colossal pour une production bénévole, le tournage a dû être annulé. « Les motos sont en panne, donc par conséquent, le tournage est annulé complètement, il faut prévoir à nouveau un arrêté et remettre des fonds pour pouvoir refaire le tournage », annonce le réalisateur à son équipe, quelque peu démoralisé par la situation.
Une websérie 100% locale, 100% passion – Lancé il y a 1 an, le projet est avant tout une aventure humaine portée par une équipe de jeunes alsaciens, passionnés de cinéma. La série plonge les spectateurs dans une quête survivaliste, où Larson, ancien militaire reconverti en tueur à gages, devient la figure d’une rébellion sur une planète peuplée d’extraterrestres et dominée par une société totalitaire. Sa sortie, initialement prévue pour septembre 2025, a été repoussée à la fin d’année en raison de ce contre-temps et de la post-production.
Depuis le début du tournage, les membres de l’équipe jonglent entre études, travail et prises de vues les week-ends, avec des journées pouvant aller de 9h à parfois 22h. « On a énormément de personnes investies dans ce projet, et on veut faire une série qui ait du peps, de l’action, avec beaucoup d’humour ! », affirme Léandre.
Un documentaire sur « Zero Company » est en cours de réalisation. Foto: Lucie Cardoso de Oliveira / CC-BY 2.0
Derrière les scènes de combat, et les poursuites effrénées, il y a également un vrai travail sur l’esthétique et les symboles. « Ce matin, j’ai réalisé des faux tatouages à l’aérographe pour les acteurs jouant les mafieux », indique Camille Letailleur, cheffe maquilleuse. « Leur symbole de gang, ce sont des chaînes sous les yeux. On essaie de trouver des éléments qui inspirent l’esprit mafioso », précise-t-elle.
Soutenir l’aventure « Zero Company » – Le projet avance, mais il repose sur des moyens très limités. Matériel, déplacements, costumes, logistique… tout est autofinancé. Pour que la série puisse aller au bout de ses ambitions, l’équipe a lancé une cagnotte participative. « Pour avoir une série apte de vous surprendre au niveau science-fiction, nous faisons un appel aux dons pour réaliser notre projet », annonce le réalisateur. Un don, même symbolique, c’est une scène de plus tournée dans de bonnes conditions et un coup de pouce à la création indépendante locale.
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