Zvardon – Le berceau de l’Humanité (9)

L'actuelle série de František Zvardon, une série en noir et blanc qui lui tenait particulièrement à cœur. Le grand photographe partage avec nous, les longs mois qu'il avait passé en Éthiopie.

© František Zvardon

OK-Vignette-Zvardon-OK(Réd) – A plusieurs reprises, František Zvardon s’est rendu en Éthiopie, au berceau de l’Humanité. Sur place, il avait passé de longs mois dans différentes parties du pays, il est passé par les villes et les villages et il a développé un grand amour pour le peuple des Surma dans le sud du pays, un peuple aujourd’hui menacé de disparition.

Turmi, grand village qui compte un millier d’habitants et qui se situe au sud-ouest de l’Éthiopie dans la « Région des nations, nationalités et peuples du Sud » avait accueilli František Zvardon les bras grand ouverts. A presque 1000 mètres d’altitude, ce village est connu pour son grand marché qui attire beaucoup de monde des alentours.

Le village se trouve pas loin des frontières avec le Kenya et le Sud du Soudan, et pas loin non plus de l’Ouganda. La région de Turmi est une zone fertile de la rivière Omo, artère de vie du sud de l’Éthiopie, et de nombreuses ethnies cohabitent dans cette région. Le marché où se côtoient toutes ces ethnies, est parfois appelé le « Babel ethnique ».

František Zvardon, fidèle à sa personnalité, s’est non seulement intéressé aux paysage étonnants de cette région, mais aussi à la condition de vie des gens qui y vivent. Si dans ces régions, les habitants ne cherchent pas vraiment le contact avec les étrangers, František Zvardon a toujours été accepté en quelques instants, on lui a toujours permis de photographier ce qu’il voulait et les gens ont senti qu’ils pouvaient faire confiance à ce grand homme barbu au grand sourire.

Cette photo aussi date de 2010 et il est difficile de dire si la vie s’y déroule toujours de manière paisible et harmonieuse. On ne peut que souhaiter aux nombreuses ethnies de cette région de pouvoir survivre les guerres et guerres civiles qui ont lieu à proximité. Peut-être un jour, ces photos seront exposées dans des musées en Éthiopie et ailleurs pour que les gens se souviennent de toute la beauté et richesse détruite par la main de l’homme.

Regarder ces photos « d’un autre monde », nous oblige de remettre en question nos propres valeurs, notre propre mode de vie. On arrive rapidement à la conclusion que notre mode de vie, avec les guerres et folies de toute sorte, n’est pas un modèle.

Par la publication de cette (longue) série, nous continuons à rendre hommage à ce poète de l’optique, humaniste et citoyen du monde et grand ami qui nous manque encore et toujours.

© František Zvardon

© František Zvardon

 

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