Zvardon – L’Europe des Fleuves (84)
František Zvardon vous amène en voyage sur les fleuves d'Europe. Septième étape – découverte de Venise ! Donc, pas de fleuve, mais de l'eau quand même.... Partout. Ah, la Serenissima...
(Réd) – Après six étapes sur les fleuves d’Europe, František Zvardon a soufflé un peu dans une des plus belles villes d’Europe, à Venise. Une septième étape qui se déroule aussi autour du thème de l’eau, même si elle un peu plus stationnaire. Vous allez aimer…
Venise, le Palais des Doges, les palais des nobles Vénitiens, la puissance de la République de Venise au Moyen Âge. La puissance de cette ville-état au Moyen Âge était énorme, puisque la « Serenissima » comprenait alors différents territoires du nord de l’Italie, le long des côtes de la Mer Adriatique et en Méditerranée, l’Istrie et la Dalmatie dans l’actuelle Croatie, l’Albanie, les Îles Ioniennes, la Crète, l’Eubée, Chypre et d’autres îles grecques. Située à l’interface entre le monde oriental et occidental, Venise devenait alors une ville-état richissime et puissante. Et dirigée par les Doges.
Les Doges furent les dirigeants de la République de Venise entre 726 et 1797. Au début, c’était l’assemblée du peuple, appelée « Arengo », qui désignait le Doge, mais à partir du XIIe siècle, des collèges élisaient le Doge, dans une procédure qui fait penser au conclave du Vatican.
Être Doge était un poste à double tranchant. D’une part, le Doge disposait d’un pouvoir énorme, mais en même temps, il était soumis à des règles très strictes qui généralement, faisait fondre son patrimoine comme de la neige au soleil. Cinq grandes manifestations publiques par an étaient à sa charge, comme tous les frais de représentation. En plus, le Doge n’était plus maître de ses mouvements, n’étant même plus autorisé à quitter son palais sans raison officielle. Divertissements, théâtre, un café sur la Place Saint Marc – le Doge n’y avait pas droit. N’ayant pas le droit d’abdiquer, il devait même se faire autoriser des vacances à la campagne. Pas vraiment enviable.
Par contre, les Doges ont laissé un patrimoine culturel qui séduit encore aujourd’hui les visiteurs comme František Zvardon. Lui offrant des prises de vue extraordinaires, on n’a qu’à remercier ces Doges puissants pour la ville qu’ils nous ont laissée. Même si leur vie n’était faite que de représentation.
« Le Palais des Doges était l’expression visible de l’essence même de Venise. »
Patricia Fortini Brown
© František Zvardon

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