Les dessous de la candidature d’Angela Merkel

Alain Howiller revient sur l’auto-investiture de la chancelière allemande pour un quatrième mandat.

Avec sa candidature pour 2017, Angela Merkel a envoyé de nombreux signaux politiques. Foto: European People's Party / Wikimedia Commons / CC-BY 2.0

(Par Alain Howiller) – Angela Merkel vient, une fois de plus, de mettre en évidence ses qualités de tacticienne. Elle avait approché les « Verts » (sans grand succès apparemment) pour savoir s’ils étaient disposés à entrer dans une coalition avec le groupe CDU/CSU après les élections de 2017. Puis consciente du fait que des tensions risquaient de surgir au sein de la coalition SPD-CDU/CSU au pouvoir à Berlin lorsqu’elle annoncera son intention de briguer un quatrième mandat à la chancellerie, elle a annoncé que son parti soutiendrait la candidature de Frank-Walter Steinmeier, son actuel ministre SPD des affaires étrangères, au poste de Président de la République.

Compte tenu de la majorité dont disposent les chrétiens-démocrates et les sociaux-démocrates, le ministre, qui est l’homme politique le plus apprécié d’Allemagne (devant Wolfgang Schäuble), va donc succéder le 17 février prochain à Joachim Gauck. Le SPD n’a pu que remercier la chancelière de s’être ralliée à une candidature SPD. La voie était ouverte, dans les meilleures conditions possibles, à Merkel pour annoncer son intention de conduire la liste CDU/CSU aux élections au mois de Septembre 2017 !

Martin Schulz en embuscade ! – En plus, après avoir répondu ainsi à un appel à candidater venu du récent congrès de la CSU, mais aussi de la section CDU du Bade-Wurtemberg, Angela Merkel, surfant sur un renouveau de popularité (54% des Allemands lui sont favorables désormais), a annoncé sa candidature avant le congrès annuel de son parti du 5 au 7 Décembre à Essen : la CDU (qui n’avait d’ailleurs aucun autre candidat à proposer !) n’aura plus qu’à entériner la décision !

Le SPD, de son côté devra remplacer Steinmeier pour quelques mois : Martin Schulz, qui doit quitter la présidence du Parlement Européen en début d’année, pourrait devenir Ministre des Affaires Etrangères, bonne rampe de lancement pour conduire la liste SPD aux élections de 2017 ! Avant de devenir Ministre dans une coalition …gauche-droite reconduite après la consultation électorale ! Y aura-t-il un grain de sable imprévu, pour faire capoter ce beau scénario ? Le SPD désignera en janvier sa tête de liste pour 2017.

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